vendredi, avril 25, 2008
Cinquième Briefing sur le développement a adressé le commerce équitable
Les discussions ont porté sur les bénéfices du commerce équitable en termes de développement et de réduction de la pauvreté pour les pays ACP, les défis liés à l'accès au marché pour les petits producteurs, le rôle des supermarchés sur les normes et labels (y compris les questions liées aux « food miles »), les campagnes de sensibilisation auprès des consommateurs. Le programme, les présentations et vidéos, profils des intervenants, entretiens et bibliographies sont disponibles sur le site Web des Briefings sur le développement.
Les éditions antérieures des Briefings à Bruxelles ont adressé «
Le défi climatique pour l’agriculture ACP », « L'aide au commerce », « Faire progresser l'agriculture africaine » et « Les défis du développement rural dans les pays ACP ».
Consultez également les flux RSS Euforic sur le commerce équitable et le commerce ACP
jeudi, septembre 13, 2007
Comprendre et se mobiliser contre les APE
Les Accords de partenariat économique (APE) en cours de négociation entre l’Union européenne et 79 pays d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) posent un certain nombre de problèmes graves.
Sous prétexte d’un « partenariat pour le développement », l’UE réintroduit, au travers des APE, le programme de libre-échange de l’OMC : toutes les entraves doivent être supprimées pour 80 à 90 % des échanges commerciaux entre l’UE et les pays ACP, et dans des délais les plus brefs. Refusant pour sa part toute concession, la Commission européenne exerce de lourdes pressions économiques et politiques sur les pays ACP pour forcer leurs décisions. Les objectifs d’éradication de la pauvreté et de développement durable, proclamés dans l’accord de Cotonou, sont balayés au nom de la libéralisation du commerce et de l’investissement.
Le 27 septembre marque le cinquième anniversaire des négociations. À cette occasion, de nombreuses organisations d’Europe et de pays ACP africains appellent à la mise en oeuvre d’une journée mondiale de protestation contre les APE (voir ci-dessous).
Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse et le dossier Euforic sur le commerce
jeudi, avril 19, 2007
CONCORD à l' Assemblée parlementaire conjointe UE-ACP
Angela Haynes a mis l'accent sur l'importance de la bonne gouvernance pour le développement durable et sur la nécessité pour l'Union européenne de définir une politique, en la matière, fondée sur le respect du droit international relatif aux droits humains. Cette politique doit avoir pour but de promouvoir le dialogue, au niveau international, entre tous les pays, aux fins d'échange et d'apprentissage des meilleures pratiques. Elle a également abordé les principales problématiques reprises dans le document du Groupe Cotonou intitulé "Quelle Gouvernance?". Ce document préconise une clarification des critères et des indicateurs de mesure à utiliser pour la définition de "profils de gouvernance" qui serviront à évaluer la performance des différents pays et leur éligibilité pour l'obtention de financements de la tranche incitative de 2,7 millions d'euros. Angela Haynes a insisté sur la nécessité d'œuvrer, dans le cadre de l'Accord de Cotonou, afin de garantir un véritable partenariat entre les pays ACP et de l'UE dans l'élaboration de politiques de bonne gouvernance. Il importe, selon elle, de garantir une véritable participation des parlements et de la société civile, y compris des plus marginalisés, et leur appropriation de ces politiques.
Paul Samangassou a évoqué les aspects d'une mauvaise gouvernance tels que l'abus de pouvoir dû à l'absence de mécanismes de contrôle de l'activité des gouvernements et l'absence d'élections équitables et transparentes. Il a abordé la question de la nécessité d'une participation accrue des citoyens à la prise des décisions. Le rôle des organisations de la société civile (OSC), en la matière, est de créer les espaces pour la participation des citoyens. Mais leur collaboration avec les institutions publiques s'impose. Il a cité l'exemple des documents de stratégie de réduction de la pauvreté, susceptibles, dans une certaine mesure, de promouvoir la participation des OSC, mais insuffisants pour assurer une bonne gouvernance.
Un grand nombre de questions ont été abordées dans le débat qui a suivi, parmi lesquelles l'importance de la bonne gouvernance dans le cadre de l'Accord de Cotonou ; la position des pays ACP en matière de bonne gouvernance ; le mécanisme de revue par les pairs africains ; le besoin de se référer à des exemples de pratiques optimales ; le rôle des OSC. Certains parlementaires des pays ACP ont critiqué les ONG et leur action de surveillance des gouvernements, arguant qu'elles feraient mieux d'agir auprès de leurs propres gouvernements. D'autres ont souligné l'importance du rôle des OSC en matière de promotion de la participation des citoyens et de contrôle de l'activité des gouvernements. L'importance du rôle de la société civile et des parlements a toutefois globalement été reconnue. Les participants ont en outre unanimement fait valoir que les financements des donateurs ne devaient pas revenir à des gouvernements corrompus mais également que les États membres de l'UE devaient s'interroger sur leurs propres responsabilités en matière de mauvaise gouvernance dans les pays ACP.
Angela Haynes a conclu sur la diversité des rôles des ONG européennes, dont l'un des plus importants est celui de contraindre les gouvernements et la Commission européenne à rendre compte de leur action vis-à-vis des partenaires du Sud. Si les ONG ne sont pas favorables au fait que des conditions puissent être imposées de l'extérieur, elles soutiennent l'idée que des initiatives de larges coalitions d'acteurs des pays concernés – de parlementaires notamment – puissent bénéficier de l'appui de donateurs extérieurs. Paul Samangassou a conclu pour sa part que le rôle des ONG et celui des parlementaires étaient complémentaires. Au Cameroun, par exemple, les OSC ont organisé des ateliers pour sensibiliser les parlementaires aux questions relatives aux Accords de partenariat économique (APE). Les OSC sont également intervenues dans des situations dans lesquelles les gouvernements n'ont pas assumé leur rôle.
Pour plus d'information : Angela Haynes, Représentante auprès de l'UE de HelpAge International : ahaynes@helpageinternational.org
Source: CONCORD Flash - Mars 2007.
Visitez aussi le dossiers d'Euforic sur la coopération ACP-UE et sur la gouvernance.
lundi, mars 26, 2007
Prolonger les négociations des Accords de partenariat économique
Les ONG européennes ont saisi l'occasion du Comité ministériel commercial conjoint UE-ACP (1er mars) et de la réunion informelle des ministres du Développement (12 et 13 mars) pour souligner leurs principales préoccupations relatives aux négociations en cours. Les ONG en appellent, dans une lettre, à la prolongation des négociations afin de garantir la qualité des APE en tant qu'instruments de développement.
Il est absolument indispensable que les négociations soient débarrassées de la contrainte du délai afin de garantir une analyse sérieuse des résultats du processus d'examen et leur prise en compte. Les questions abordées à Singapour (investissement, concurrence, transparence, achats gouvernementaux, mesures de facilitation du commerce) doivent être laissées de côté dans la mesure où les pays ACP ont indiqué à plusieurs reprises qu'ils refusaient de négocier les règles relatives à ces questions avec l'Union européenne. L'Europe doit proposer aux pays ACP des alternatives aux APE, ainsi que le prévoit l'accord de Cotonou, et doit respecter le principe de non-réciprocité et le droit des pays en développement à protéger leur économie. L'Europe devrait en outre promouvoir l’autodétermination des processus régionaux d'intégration par les pays ACP et veiller à la transparence et à la participation de la société civile.
Pour plus d'information : Marc Maes (marc.maes@11.be), Ester Asín Martínez (ester.asin@concordeurope.org)
Source: CONCORD Flash - Février 2007.
Visitez aussi le dossier d'Euforic sur le commerce ACP.