lundi, septembre 24, 2007
Baromètre AFD-Ifop : les Français restent attachés à l’aide au développement
Attachés au rôle et à l’action de la France en matière d’aide au développement, les Français souhaitent s’investir plus, tant au niveau personnel que collectif. Si l’aide humanitaire en Afrique reste une priorité, les questions environnementales émergent comme une condition sine qua non de l’aide aux pays du Sud.
Les Français sont sensibles au rôle de leur pays, légitiment son action et sont demandeurs d’information sur l’aide au développement. Ils s’accordent sur le fait que l’aide fournie doit participer à la transmission d’un savoir-faire, et ils indiquent clairement les domaines qu’ils jugent prioritaires : humanitaire et sanitaire, puis économique et social. La perception de l’efficacité de l’aide accordée est, quant à elle, en amélioration par rapport en 2006.
Lire le communiqué de presse
Consulter le dossier Euforic sur la France
jeudi, septembre 13, 2007
Société civile, un acteur historique de la gouvernance
L’ouvrage de Jeanne Planche « Société civile, un acteur historique de la gouvernance » est issu d’une étude menée pour le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) avec l’appui scientifique du Groupe de recherche et d’échanges technologiques (Gret), tous deux membres de Coordination SUD. Il permet à la fois de mieux situer l’origine, le sens et l’actualité du concept de société civile, et de comprendre en quoi elle constitue désormais un acteur central des politiques de coopération internationale.
Se procurer l’ouvrage : Éditions Charles Léopold Mayer
Consultez également les dossiers Euforic sur la gouvernance et la société civile
Comprendre et se mobiliser contre les APE
Les Accords de partenariat économique (APE) en cours de négociation entre l’Union européenne et 79 pays d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) posent un certain nombre de problèmes graves.
Sous prétexte d’un « partenariat pour le développement », l’UE réintroduit, au travers des APE, le programme de libre-échange de l’OMC : toutes les entraves doivent être supprimées pour 80 à 90 % des échanges commerciaux entre l’UE et les pays ACP, et dans des délais les plus brefs. Refusant pour sa part toute concession, la Commission européenne exerce de lourdes pressions économiques et politiques sur les pays ACP pour forcer leurs décisions. Les objectifs d’éradication de la pauvreté et de développement durable, proclamés dans l’accord de Cotonou, sont balayés au nom de la libéralisation du commerce et de l’investissement.
Le 27 septembre marque le cinquième anniversaire des négociations. À cette occasion, de nombreuses organisations d’Europe et de pays ACP africains appellent à la mise en oeuvre d’une journée mondiale de protestation contre les APE (voir ci-dessous).
Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse et le dossier Euforic sur le commerce
mardi, septembre 11, 2007
Politiques européennes en matière d'aide au développement
En raison de sa contribution financière, la France est attentive aux stratégies de la Communauté européenne, mais également aux régions et aux secteurs d’intervention. Ce suivi permet non seulement à la France de s’assurer de la bonne gestion des fonds mis à la disposition de la Communauté et de relayer un certain nombre de priorités européennes, mais également d’améliorer la coordination et la complémentarité entre son aide bilatérale et celle de la Communauté dans le sens d’une meilleure efficacité de l’aide. La définition de politiques et stratégies communes, les programmations conjointes, les co-financements, et plus largement la mise en place de bonnes pratiques en matière de « division du travail », sont d’autant d’occasions de créer des convergences entre la Communauté et les États membres.
Pour en savoir plus, consultez le dossier sur les politiques européennes
vendredi, août 31, 2007
Les pays en développement témoignent de l'impact de l'Europe dans leur vie
L'Union européenne est le plus grand acteur économique et le plus grand donneur d'aide au monde. Mais, quel est son impact sur les pays en développement et dans la vie de la population ? Comment ces populations perçoivent-elles réellement l'impact de l'Europe ?
Pour le savoir, CONCORD invite les personnes vivant dans les pays émergeants et en développement à prendre des photos qui illustrent la façon dont l'Europe influence leur vie et leur pays, en bien ou en mal. Tous les thèmes sont permis : environnement, agriculture, migrations, pêche, musique, mode, infrastructure, santé, etc… Les personnes des pays en développement donneront libre cours à leur créativité et à leur imagination ! Jusqu'au 30 septembre 2007, ils peuvent envoyer leurs photos et commentaires sur le site de CONCORD.
Toutes les photos sont visibles sur Internet et les citoyens du monde peuvent voter sur le site web pour les 50 meilleures photos jusqu'à la fin septembre. 50 photos, ainsi que leur message porteur voyageront à travers l'Europe pendant plusieurs années. Les photographies seront également exposées au sein des institutions européennes pour conscientiser les politiques.
Cette initiative a été lancée par CONCORD, la confédération européenne des ONG d'urgence et de développement, dont le but est d'influencer les décideurs européens et l'opinion publique pour que l'impact de l'Europe dans les pays en développement soit positif, respectueux et viable. Echos Communication, dont l'objectif est d'assurer la reconnaissance des identités culturelles et des échanges sur pied d’égalité, soutient CONCORD dans la mise en place de ce projet.
Cette action est organisée à l'occasion du 50ème anniversaire de l'Union européenne en 2007 et bénéficie du soutien financier de la Commission européenne et de la Fondation Européenne de la Culture.
Contact : Agnès Philippart : aphilippart@concordeurope.org
jeudi, juillet 12, 2007
Rapport 2007 sur la cohérence des politiques
L’efficacité des politiques de développement est trop souvent victime de politiques qui ne relèvent pas de l’aide et qui ne tiennent pas compte des objectifs de développement. Dans les faits, ce sont les pays en développement qui paient les pots cassés de ces incompatibilités politiques. Voilà pourquoi la Fondation Evert Vermeer, en collaboration avec CONCORD et d’autres partenaires, a initié le projet « Cohérence de l’Union européenne pour le Développement », afin d’analyser la cohérence des politiques européennes et de mener une action de sensibilisation autour de cette problématique.
C’est en octobre 2007 que la Commission européenne publiera son premier rapport bisannuel sur la cohérence des politiques en matière de développement (CPD). On peut déjà en prédire la majeure partie du contenu : constatation de nettes avancées, autocongratulations par-ci, compliments aux États membres par-là. Le projet « Cohérence » de CONCORD et de la Fondation Evert Vermeer considère qu’il est un peu trop tôt pour prendre partie et porte un regard critique sur le questionnaire que la Commission européenne a envoyé aux États membres en janvier dernier pour recueillir leurs avis sur ce qui a été fait pour instiller de la cohérence entre les politiques.
Bizarrement, il revenait aux États membres de rendre leur réponse à ce questionnaire publique ou non. On notera avec intérêt que seul le gouvernement néerlandais a franchi le pas. Autre phénomène étrange, certaines questions étaient ouvertes à tous les répondants, mais la plupart ne l’étaient pas. On aimerait bien savoir pourquoi seule la Commission européenne était habilitée à répondre à ces questions.
Le projet « Cohérence » a par conséquent envoyé un document de 13 pages qui met en cause la logique interne du rapport, donne des exemples d’incohérence entre les politiques européennes et réaffirme que la coopération au développement doit être mise en œuvre de manière cohérente. Il s’agit de dépasser les cercles traditionnels du développement pour mieux appréhender les liens d’interdépendance entre les intérêts des diverses parties prenantes. Il s’agit de mettre l’accent sur les véritables besoins et aspirations des pays en développement et de leurs citoyens dans le débat sur la cohérence des politiques en matière de développement. Il s’agit de mettre la co-responsabilité et l’appropriation des stratégies de développement au cœur de l’élaboration des politiques.
Pour plus d’information : http://www.eucoherence.org
Réseau de communication : prêt ? Partez !
Blogueurs, attachés de presse, responsables de campagnes, les membres de CONCORD ne manquent pas de talents. Aussi CONCORD a-t-elle décidé de les lier via un « Réseau de communication ». Les « chargés de communication » pourront ainsi mutualiser leurs besoins, leurs problèmes et leurs bonnes pratiques, mais surtout renforcer leurs capacités au travers de formations ou encore conjuguer leurs efforts aux plans national et européen. Ils se sont réunis à Bruxelles, le mois dernier, après le lancement paneuropéen du rapport sur l’aide publique européenne, pour un premier « Séminaire de communication ». Au programme : 9 ateliers de formation, de partage des expériences et de mutualisation des connaissances entre pairs. Thème central : comment tirer meilleur parti des nouvelles technologies et techniques afin d’améliorer l’impact des campagnes d’opinion, des actions de plaidoyer, des collectes de fonds des ONG et de leurs rapports avec les médias.
CONCORD étant convaincu que le maillage avec d’autres secteurs comme les institutions de recherche ou les spécialistes en médias ne peut que renforcer son action collective, des membres d’Euforic (le réseau d’information sur le développement) et des chercheurs étaient également présents. Le cocktail de vernissage de l’exposition « 1000 familles » d'ECHOS Communication le 5 juin en soirée a montré combien une expo peut être un excellent support pour un travail d’éducation au développement, de maillage et d’implication des médias.
Le contenu de la plupart des ateliers et des débats ont été immédiatement mis sur le blog de la conférence : http://euforicagm2007.blogspot.com.
Autre résultat : l’ajout d’un « centre de connaissances » en nouvelles techniques et ressources disponibles cet été sur Internet, dans la partie extranet du site de CONCORD, rubrique Communication.
L’action du réseau Communication de CONCORD se poursuivra aux mois de septembre et de décembre par des « réunions apéro » organisées à Bruxelles, après les heures de bureau : des chargés de communication, des journalistes et des chargés de mission pourront s’y retrouver pour s’échanger des informations et promouvoir des activités conjointes. La formation aux nouvelles techniques Internet sera dispensée par Euforic au mois de septembre, à Rome, ainsi que dans tout autre pays disposé à accueillir cette formation. L’an prochain, le réseau Communication se mobilisera autour d’une nouvelle action de presse paneuropéenne et l’expo photos de CONCORD sur l’impact de l’Europe dans les PVD fera la tournée des pays de l’Union. Pour le reste, c’est l’imagination au pouvoir !
Pour plus d’information : Agnès Philippart (aphilippart@concordeurope.org).
La plate-forme européenne de la microfinance est née
Cela fait quelques années que plusieurs membres de CONCORD abordent les questions de financement des activités de microfinance au sein d’un sous-groupe du FDR (groupe de travail sur le financement du développement). En conjuguant leurs efforts, ils sont parvenus à convaincre les États membres de préserver le financement par la Commission européenne de projets de microfinance des ONG. Dans le cadre du forum de l'Action Mondiale Contre la Pauvreté, le sous-groupe microfinance de CONCORD a également pris part à la consultation portant sur l’approche, les conditions et les critères de mise en œuvre de l’appui à la microfinance fourni par la Commission européenne via les ONG.
Le sous-groupe microfinance a cependant toujours eu un peu de mal à impliquer ses membres. Entre-temps la plate-forme européenne de la microfinance (e-MFP) s’est constituée. CONCORD a par conséquent décidé de ne plus être le chef de file de cette activité. La plupart de ses membres actifs dans ce domaine sont membres de l’e-MFP et exhortent les autres membres de CONCORD à les rejoindre au sein de la plate-forme. C’est au travers de l’e-MFP que se fera désormais le lobbying auprès de la Commission européenne, y compris pour les ONG de développement.
Le « transfert » des questions de microfinance de CONCORD vers l’e-MFP ne témoigne nullement d’un désintérêt de CONCORD pour cette problématique, mais d’une volonté de simplification et de collaboration constructive entre les ONG et d’autres parties prenantes. Pour en savoir plus à propos de l’e-MFP, voyez www.microfinance-platform.eu.
N.B. : Il ne faut confondre l’e-MFP ni avec l’European Microfinance Network (EMN), qui s’emploie à promouvoir la microfinance en Europe occidentale, ni avec le Microfinance Centre (MFC), qui est un réseau d’institutions de microfinance des organisations des pays d'Europe centrale et orientale.
Le mot de la plateforme portugaise sur les priorités de sa présidence
Au cours du second semestre 2007, le Portugal assumera le premier rôle dans la définition et la mise en marche des politiques et priorités européennes. La Présidence portugaise de l’Union européenne représente un défi pour les organisations de la société civile portugaise, notamment pour les ONG de Développement (ONGD). C'est aussi une opportunité unique de travailler de façon articulée, intégrant les expertises et initiatives des différentes organisations de la société civile, aux niveaux national, régional et international, avec pour objectif de proposer une analyse intégrée des thématiques et de renforcer les propositions d’action liées au développement.
Lors de la première rencontre Europe-Afrique de la Société Civile en 2000 à Lisbonne, plus de 80 organisations avaient souligné certains aspects cruciaux de la relation entre les deux continents, telle que la nécessité d'analyser la promotion du bien-être et du développement durable ; de mettre la réduction de la pauvreté au centre des politiques de développement, mais aussi les interactions entre les processus et politiques économiques et le développement, notamment la globalisation, l’intégration des pays africains dans l’économie mondial et les niveaux d’aide au développement; les droits de la personne, la prééminence du droit et de la bonne gouvernance et le renforcement des capacités nationales et régionales dans la construction de la citoyenneté en incluant le rôle de la société civile.
Depuis, le contexte international a beaucoup changé, faisant évoluer les priorités des agendas politiques. Il est donc temps de reprendre le dialogue. Le projet présidence da la Plateforme Portugaise des ONGD prétend ainsi influencer le dialogue entre l’Europe et l’Afrique, et encourager la réflexion et l'action des organisations de la société civile, européennes et africaines, autour de cinq grands axes : deux thématiques, la gouvernance et les migrations, un processus stratégique, un cadre d’action pour le développement et un principe transversal, celui de la cohérence.
Il s'inscrit dans la continuité des initiatives « présidences » développées précédemment et prétend alimenter les actions qui seront réalisées par les plateformes nationales des présidences de l’Union qui suivront la portugaise (la Slovénie et la France). Ainsi, le projet de la présidence portugaise continuera à porter l’agenda finlandais sur la cohérence des politiques de développement et fera le suivi d’un certain nombre de dossiers déjà traités par son homologue allemande lors du premier semestre 2007, notamment celui de la Stratégie conjointe UE-Afrique, qui sera adoptée lors du 2ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de Lisbonne les 8 et 9 décembre prochains, ainsi que les négociations des Accords de Partenariat Économique.
Les propositions de la plateforme portugaise
Le projet est centré sur l’analyse des processus destinés à renforcer l’efficacité du dialogue entre l’Europe et l’Afrique, en cohérence avec les politiques et programmes de développement durables, basés sur des principes clés comme l’appropriation, le partenariat, l’intégrité et l’innovation. Les sujets qui seront abordés – les migrations et la gouvernance – sont particulièrement importants du fait qu’ils représentent deux aspects multidimensionnels et essentiels de la gestion du développement, tant en Afrique qu’en Europe, sans lesquels il sera difficile d’atteindre les Objectifs du Millénaire.
Ainsi, les principales idées qui sous-tendent ce projet sont :
- Le Dialogue Europe-Afrique: passer des déclarations de principe à la pratique.
- Bonne gouvernance : promouvoir un effort réciproque.
- Coopération au développement : innovation, intégrité et partenariats pour que le développement devienne un élément déclencheur des dynamiques locales, nationales ou régionales de développement et de renforcement des institutions.
- Cohérence des politiques: un pré-requis pour une aide au développement efficace et soutenable. La parution du premier rapport sur la cohérence des politiques de l’UE paraître au cours du deuxième semestre 2007 sera l'occasion de faire le point.
- Migrations: Entre le droit de migrer et celui de rester en toute dignité, la Plateforme reconnait la double opportunité que représentent les phénomènes migratoires, pour les communautés d’origine et de destination. C'est pourquoi, il est nécessaire de travailler à l’élaboration d’instruments clairs et peu coûteux, notamment pour acheminer les envoie de fonds vers les pays d’origine, sur la création et mise en place des projets communautaires par les diasporas, etc.
En plus des actions visant à influencer l’agenda officiel de la présidence portugaise, la Plateforme a prévu, pour les neuf prochains mois, l’organisation de dynamiques de réflexion et d'action des organisations de la société civile à plusieurs niveaux :
- Au niveau interrégional, l’organisation d’un Forum de la Société Civile pour le dialogue Europe-Afrique. Celui-ci sera organisé en collaboration avec les partenaires européens organisés au sein de CONCORD et se déroulera conjointement à la rencontre des parlementaires réalisée par l’un des partenaires clés du projet, le Centre Nord-Sud. Il comptera aussi sur la contribution de réseaux africains pour l’élaboration des documents de travail. Les résultats viendront alimenter, entre autres, les positions des ONGD pour le 2ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de décembre prochain. Des groupes de travail seront aussi formés après le Forum de la Société Civile afin d’assurer la mise en place et le suivi des recommandations émises lors de cette rencontre.
- Au niveau national, l’organisation d’une série de débats et d'ateliers décentralisés autour des thèmes de la présidence, avec la participation de différents acteurs de la société civile (universités, ONG, instituts, organisations de migrants, etc.), s'articulera avec des initiatives complémentaires organisées dans le cadre de la présidence.
Pour plus d'information : www.plataformaongd.pt
lundi, juillet 02, 2007
La Fondation Evert Vermeer s'affilie à Euforic
L'EVS organise des campagnes, débats, et conférences sur des thèmes tels que l'atténuation durable de la pauvreté, la prévention de conflits, la bonne gouvernance, les droits de l'homme, la protection de l'environnement, et les politiques en matière du commerce équitable.
En particulier, l'EVS déploie des activités sur des questions se rapportant à la cohérence, dirigeant les projets NL Coherentie et EU Coherence qui font des études de cas spécifiques de politiques incohérentes, et suivent de près les approches des décideurs de politiques pour trouver des solutions.
Consultez aussi le dossier Euforic sur la cohérence
vendredi, juin 22, 2007
Euforic rejoint le CIMRC pour renforcer l'accès à la recherche financée par DFID
Le consortium réunit l'expertise de CABI, Euforic, et CommsConsult ; le portail R4D propose des actualités en matière de recherche, des réussites et études de cas, de l'information sur les projets et programmes, et donne accès aux publications produites par les différents projets et programmes.
Au sein du consortium, Euforic est en particulier chargé du « développement des produits » - visant l'accès au contenu R4D par le biais d'une variété de produits et services ainsi que via les services des partenaires, et la soi-disante « organisation des connaissances » - garantissant l'indexation et structuration efficaces du contenu du site portail. Nous contribuons également aux activités « marketing et communication » afin d'assurer que les parties prenantes les plus importantes sont bien renseignées en la matière.
Pour en savoir plus :
mardi, juin 19, 2007
Réformer et focaliser l'aide et la politique de développement de l'UE
L'article par Jean-Michel Severino, directeur général de l'AFD (Agence française de développement), analyse pourquoi la rationalisation des efforts massifs mais fragmentés de l'aide européenne constitue un défi majeur. Le membre du Parlement européen Anders Wijkman examine la nouvelle Déclaration politique du développement, dont il est le rapporteur auprès du Parlement européen. Et le Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Développement du Portugal plaide en faveur d'une approche plus conséquente en ce qui concerne les politiques de développement et de sécurité.
Lisez d'autres articles de Europe's World.
Plus:
CTA, Euforic : lancement des Briefings de Bruxelles sur le développement
Comme vous le savez, un nombre toujours plus important de défis ont un impact sur le secteur agricole et rural des pays ACP : changement climatique, migration, insuffisant intérêt de la communauté internationale et difficultés économiques du secteur, impact de la globalisation sur les petits producteurs, opportunités et défis posés par les biocarburants...
Ces défis, ainsi que d'autres, sont discutés par de nombreuses organisations de développement (internationales, gouvernementales, ONG, réseaux...) sur une base nationale et régionale dans les pays ACP et en Europe. Toutefois, nous sommes convaincus qu'un échange plus structuré d'informations et d'expériences entre la communauté de développement à Bruxelles renforcerait de façon importante cette action, encourageant la communication et une politique plus cohérente et intensifiant la collaboration entre partenaires.
Le groupe cible de ces réunions est la communauté de développement basée à Bruxelles (services de la Commission européenne, Parlement européen, ONG et réseaux, représentants des États membres...)
Dans ce contexte, la première réunion est prévue le mercredi 4 juillet de 8h30 à 15h00 à Bruxelles (Hotel Silken Berlaymont - 11-19, Boulevard Charlemagne). Organisée en collaboration avec la Présidence allemande de l'UE, elle portera sur les défis posés au développement rural dans les pays ACP et comprendra 3 sessions :
- L'environnement macroéconomique et son impact sur les populations rurales pauvres ;
- Le contexte politique et le processus d'intégration régionale africaine ;
- L'efficacité, harmonisation et cohérence de l'aide au sein de la communauté des donateurs.
La réunion se déroulera en français et anglais, avec interprétation. Un programme plus détaillé, ainsi que les détails pour l'enregistrement des participants seront envoyés dans les prochains jours.
mardi, mai 22, 2007
Rencontre de CONCORD avec le nouveau président de la Commission du Commerce international du Parlement européen
M. Markov est membre du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte. Son travail approfondi au niveau de la Commission du commerce international lui vaut une certaine réputation au sein du Parlement et au-delà. Le lundi 16 avril, une délégation de CONCORD lui a présenté le travail accompli par CONCORD dans le domaine de la politique commerciale européenne. La réunion, qui a duré une heure, a porté sur l'historique de l'action de CONCORD, la nature et l'étendue du mouvement, son travail et le rapport entre ce travail et l'INTA.
La discussion a été très large et informelle. CONCORD a mis l'accent sur ses réformes pour renforcer la transparence de son action et sa légitimité ainsi que sur l'ampleur de la confédération et l'importance des plates-formes nationales en son sein. CONCORD a défendu l'idée qu'une politique commerciale plus juste et équitable demandait une mobilisation et un débat au niveau national et européen. Elle a insisté sur le rôle que les membres de l'INTA pouvaient jouer en intervenant auprès de leurs homologues nationaux et en reliant le débat politique européen aux préoccupations des populations européennes.
CONCORD a également insisté sur la nécessité, pour les législateurs européens, d'impliquer plus systématiquement les représentants de la société civile du Sud, en particulier ceux des pays engagés dans un processus de négociation d’accords de libre échange avec l'UE, comme les pays ACP. La Confédération a fait valoir le caractère extrêmement bénéfique de ce type d'implication directe : l'expérience des pays qui doivent faire face, au quotidien, à des politiques commerciales désavantageuses est, en effet, de nature à alimenter la réflexion de l'Europe. Le travail des membres de CONCORD avec un grand nombre d'organisations du Sud et, de ce fait, leur capacité à faciliter une telle relation, ont été mis en avant.
La délégation a enfin proposé que s’instaure un dialogue régulier et structuré entre CONCORD et l’INTA, sur le modèle de ce qui s’est fait jusqu’à présent, avec succès, avec la Commission du développement. Si la communauté des ONG de développement européennes de Bruxelles demeure un interlocuteur sincère des institutions européennes, de telles relations peuvent en effet contribuer à surmonter les idées reçues pouvant prévaloir des deux côtés. Un débat plus sain et plus constructif sur la politique commerciale européenne pourrait ainsi s’engager.
M. Markov a débattu avec enthousiasme et s’est montré réactif face à un grand nombre des questions soulevées par la délégation de CONCORD. Il a reconnu l’importance d’une implication plus directe du Sud dans les questions de commerce et le bénéfice qui pouvait être tiré d’un dialogue structuré avec les ONG de développement. Il a cependant défendu l’idée d’un processus progressif, car le commerce, selon lui, est un domaine politique relativement rigide. M. Markov a déclaré espérer qu’une relation plus ouverte et plus confiante puisse s’instaurer entre l’INTA et la société civile sur les questions clés du développement, ce à quoi CONCORD veillera de près.
Hadelin Feront – Responsable Politique et Plaidoyer de CIDSE: feront@cidse.org.
Source: CONCORD Flash - Avril 2007.
Consultez aussi les dossier Euforic sur le commerce de l'Europe.
Faire progresser l’agriculture africaine
Les ONG et les organisations de la société civile (OSC) accréditées auprès d'une organisation internationale (en l'occurrence, CONCORD) ont été autorisées à participer au Comité des produits avec le statut d'observateur. Sept ONG du Groupe Sécurité alimentaire européen (EFSG) ont obtenu leur accréditation par le biais de CONCORD, qui était ainsi représentée pour la première fois dans un comité de la FAO.
Les principaux thèmes d'intérêt à l'ordre du jour étaient les suivants :
- la gestion des approvisionnements en vue de l'augmentation des cours internationaux des produits agricoles – cette question a été portée à l'ordre du jour à la demande du groupe africain, formulée dans le cadre des négociations de l'OMC ;
- la situation actuelle et les perspectives pour les marchés mondiaux des matières premières, au vu notamment de la croissance économique chinoise et indienne ;
- l'évolution des négociations multilatérales sur le commerce et leurs conséquences sur les marchés et le commerce des matières premières ;
- la question des produits spéciaux dans les négociations multilatérales sur le commerce ;
- la question de l'aide au commerce dans les négociations multilatérales sur le commerce ;
- analyse, conclusions préliminaires et enseignements tirés des précédents booms des importations au sujet desquels des données sont disponibles.
Source: CONCORD Flash - Avril 2007.
Consultez aussi les dossier Euforic sur l'Afrique.
Une lutte contre le terrorisme qui se ferait au détriment de la société civile est vouée à l’échec
En 2001 l'UE a dressé une liste des organisations terroristes, sur le modèle des États-Unis, et a procédé au gel de leurs avoirs. Il est difficile de savoir comment la sélection de ces organisations est effectuée. La manière dont la décision est prise de les retirer de la liste est encore moins claire.
L'UE a en outre déclaré, là encore en s'inspirant directement des Etats-Unis, que les organismes à but non lucratif sont exposés à un risque important de se faire manipuler pour financer des activités terroristes. Ce secteur est ainsi pointé du doigt alors qu'il n'y a aucune preuve substantielle de ce que ce prétendu risque. Pour le contrer, l'UE travaille actuellement à l'élaboration d'un code de conduite destiné aux organismes non lucratifs. Son but est de les protéger des tentatives de manipulation des organisations terroristes. (Des indicateurs avaient été définis dans une première version. Selon ces indicateurs, la Commission européenne [CE] aurait elle-même été considérée comme « à risque » pour ne pas avoir mis à jour son site Internet au cours des douze derniers mois. Quiconque connaît un peu le site Internet d'EuropeAid comprendra ce que je veux dire !) La suite de l'élaboration de ce code sera confiée à un groupe de contact que l'UE a prévu de mettre en place au cours des prochains mois. Il sera composé de 15 membres du secteur des organismes non lucratifs et constituera un espace important dans lequel les ONG pourront s'engager.
Les effets de ces évolutions sur les organisations de la société civile (OSC) sont nombreux et sérieux :
- Une culture de suspicion à l'égard du secteur des ONG dans son ensemble est en train d’être créée. Le secteur est de plus en plus souvent présenté comme un élément du problème et non de la solution. Cela est particulièrement dommageable pour ce secteur dont l'activité repose sur la confiance. La perte de confiance entraînera de graves conséquences sur l'efficacité de l'action des ONG ainsi que sur leurs ressources financières.
- Les recherches conduites aux États-Unis suggèrent que les mesures antiterroristes ont entraîné une diminution des financements pour le monde en développement, en particulier dans les régions en situation de crise (la Palestine par exemple), les organisations considérant qu’il est trop dangereux de s'y engager. Cela montre que les mesures antiterroristes peuvent être contre-productives dans la mesure où elles nuisent à une action essentielle dans la lutte contre le terrorisme, car les groupes radicaux se nourrissent du désespoir et de la pauvreté.
- L'accent mis sur les ONG, en particulier les organisations islamiques, renforce leur sentiment d'aliénation vis-à-vis de l'Europe alors que leur position stratégique devrait être utilisée pour promouvoir la confiance, le sentiment d'appartenance et, ainsi, diminuer le risque de radicalisation.
- Les mesures antiterroristes adoptées en Europe et aux États-Unis ont également encouragé d'autres gouvernements, par nature répressifs et totalitaires, à verrouiller davantage encore leur système. Les exemples les plus frappants sont ceux de la Russie, du Soudan, du Pérou et du Zimbabwe, où le terrorisme et une inquiétude générale vis-à-vis des risques de terrorisme ont été utilisés pour restreindre les libertés de la société civile. Les OSC de ces pays font face à un double phénomène préjudiciable. Elles sont contraintes, d'une part, à opérer dans un environnement extrêmement restrictif et souvent dangereux. Elles sont, d'autre part, de plus en plus privées de soutien financier et moral de la part des OSC du Nord, qui craignent de coopérer avec elles.
Les ONG sont la manifestation d’une société ouverte et dynamique. Elles jouent un rôle important à travers leur action auprès des populations. Elles contribuent à empêcher la radicalisation et à créer un lien entre les différentes communautés. Les ONG doivent donc être considérées comme un élément de la solution et traitées en tant que telles. Nous ne pourrons pas, sans cela, évoluer vers le monde démocratique et ouvert à la participation du plus grand nombre que nous prétendons défendre.
Maxi Ussar est consultant pour Cordaid. Pour plus d’informations, veuillez contacter : maxi_ussar@yahoo.co.uk
Source: CONCORD Flash - Avril 2007.
Consultez aussi les dossiers Euforic sur la coopération de l'Europe et sur la société civile
vendredi, mai 18, 2007
Débats des parties prenantes ACP en préparation de la réunion COFI
- la lutte contre les pêches illicites, non déclarées, et non réglementées ;
- la gestion des capacités de la pêche ;
- les questions sociales du secteur de la pêche ;
- les questions concernant le commerce des produits de la pêche.
Le rapport final de la consultation électronique 2007 est disponible ici (pdf).
Consultez également le fil RSS et le dossier Euforic sur la pêche.
lundi, mai 14, 2007
L'Europe doit faire le ménage dans ses comptes et fournir réellement plus d'aide aux populations en développement
Dans un nouveau rapport lancé aujourd'hui et intitulé : "Retenez vos applaudissements ! Les gouvernements de l'UE risquent de ne pas tenir leurs engagements en matière d’aide", plus de 1600 ONG européennes réunies au sein de CONCORD, la Confédération européenne des ONG d'urgence et de développement, affirment que plusieurs gouvernements européens ne respecteront pas leurs engagements en faveur des pays pauvres d'ici 2010 à moins d'augmenter radicalement leur contribution financière.
"Nous avons vu peu de changements par rapport aux chiffres de l'aide de l'année dernière. Ceux-ci avaient déjà été gonflés par les gouvernements européens et il n'y a pas assez d'argent réel disponible pour ceux qui en ont le plus besoin", explique Lucy Hayes d'Eurodad, le Réseau européen sur la Dette et le Développement. "Il est temps que les gouvernements européens fassent le ménage dans leurs chiffres et donnent ce qu'ils ont promis".
Bien des Etats membres gonflent les chiffres de l'aide avec des annulations de dettes, principalement en faveur de l'Irak et du Nigéria. Ils y incluent aussi des dépenses pour héberger en Europe des réfugiés ou enseigner à des étudiants étrangers. En 2006, cette "non-aide" s'est élevée à 13,5 milliards d'euros, soit près d'un tiers de l'Aide Publique au Développement (APD). La réduction de la pauvreté ne semble pas être le principal objectif de l'aide européenne, explique Justin Kilcullen, le Président de CONCORD, la confédération européenne. "La sécurité, les alliances géopolitiques et les intérêts nationaux semblent prédominer".
Le rapport précise que cet argent manquant pourrait être utilisé pour envoyer 80 millions d'enfants à l'école ou pour prévenir la mort par défaut de soin des 4.000 enfants par jour qui meurent de diarrhée ou des 1.400 femmes par jour qui décèdent des suites d'un accouchement. Si les gouvernements européens n'améliorent pas leur performance actuelle, ce sont 50 milliards d'euros que les pays pauvres ne recevront pas d'ici 2010 de l'Europe explique Lucy Hayes.
Les gouvernements européens continuent de faire des déclarations trompeuses sur le montant de leur aide, alors qu'en Europe près d'un tiers des chiffres indiqués comme "aide publique au développement" ne représentent pas une l'aide réelle. L'Italie, la Grèce, le Portugal et l'Espagne n'atteignent même pas le niveau minimal qui leur était fixé en 2006. Une fois la "non-aide" déduite, le rapport montre que même la France, l'Allemagne et l'Autriche n'atteignent pas les objectifs prévus.
Le rapport rappelle que bien que les Etats européens aient juré d'augmenter considérablement l'aide à l'Afrique, le volume d'aide alloué à l'Afrique est resté inchangé depuis 2004. En fait, il a même diminué en 2006. "Le volume de l'aide ne suffit pas, il faut plus de ressources", dit Hussaini Abdu, le Coordinateur régional "Gouvernance" pour l'Afrique d'Action Aid. "Les gouvernements européens ont l'obligation morale à la fois d'augmenter les ressources et de s'assurer que cet argent va effectivement aux pays pauvres."
Le rapport attire aussi l'attention sur les défauts de la distribution de l'aide européenne au développement. Tous les pays de l'Union européenne, sauf l'Irlande et le Royaume-Uni continuent à lier leur aide à l'achat de leurs propres biens et services, diminuant ainsi de 30% la valeur de l'aide donnée. Près d'un cinquième de l'aide est en fait de l'assistance technique, laquelle est bien souvent inefficace pour renforcer les capacités des pays pauvres. De plus, le fait que les flux de l'aide sont imprévisibles diminue la possibilité pour les pays en développement de planifier des stratégies de développement et budgétaires.
CONCORD demande aux gouvernements européens d'augmenter le niveau d'aide réelle, de s'assurer que cette aide sert à combattre la pauvreté et les inégalités et qu'elle soit rendue plus efficace.
Source: Communiqué de presse du CONCORD.
Lisez le rapport.
Consultez aussi les dossier Euforic sur la coopération de l'Europe.
mardi, mai 01, 2007
Afghanistan : le désamorçage ?
Pasqualina Napoletano, présidente adjointe, Groupe socialiste dans le Parlement européen, et Ramesh Jaura, directeur Europe d'IPS-Inter Press Service, donneront une introduction tout en retenant quelques questions clés : Quoi faire ? Quel rôle l'Europe devrait jouer dans cette situation ? Dans quelle mesure l'absence d'une stratégie d'information et de communication est en jeu ?
Parmi d'autres intervenants, Nick Grono (International Crisis Group) et Ricardo Grassi (IPS-Inter Press Service) présenteront quelques perspectives et points de vue en la matière pour alimenter le débat et la réflexion.
Pour en savoir plus, consultez l'invitation.
vendredi, avril 27, 2007
Saisir des occasions dans un circuit fermé
Nelson Muffuh de Christian Aid a partagé avec Euforic plusieurs préoccupations exprimées par des organisations de la société civile aussi bien européennes qu'africaines. « A mon avis, la Stratégie conjointe devrait proposer des solutions africaines aux problèmes africains ; également elle devrait être bien ancrée dans les besoins du peuple et, qui plus est, elle ne devrait pas une fois de plus favoriser et imposer l'agenda de l'Europe. Ce que nous avons effectivement constaté est que le processus de consultation pose des limites claires et nettes à la participation de la société civile : ainsi, comment notre contribution peut être utile ? Qui plus est, il n'est pas vraiment évident quelle position a été attribuée aux organisations de la société civile pour influencer les résultats du processus. Ceci va de pair avec un manque de transparence : pourquoi l'aperçu de la stratégie n’a pas été révélé tant que les négiociateurs se penchent là-dessus ? La possibilité de pouvoir disposer du document préalable à cette conférence nous aurait permis d’avoir des débats mieux informés ».
Malgré tout, Muffuh a également rappelé plusieurs aspects positifs du processus de consultation : « En fait, il convient de dire que cette consultation est un premier essai (de la Commission européenne) de vouloir changer les choses mais il faut effectivement élaborer cette approche afin d'obtenir une vue plus globale sur le développement de l'Afrique. A cet égard, cette conférence donne probablement une indication positive de ce qui reste à faire. Bien sûr, ce n'est pas de la magie, et une conférence en tant que telle ne peut pas changer le monde. Mais il est clair que cette manifestation marque un but, en particulier parce qu'elle présente une excellente occasion aux OSC, tant d'Europe que d'Afrique, pour échanger des points de vue. Parmi les OSC des deux continents, le besoin de favoriser les synergies est très manifeste. Déjà nous travaillons ensemble, mais notre collaboration devrait être plus concertée, systématique et stratégique ».
Pour en savoir plus, consultez europafrique.org et le dossier Euforic sur l'Afrique.
Article contribué par Pier Andrea Pirani.