mardi, octobre 30, 2007

Dernier numéro de Europe's World aborde la coopération au développement CE

Le dernier numéro de Europe's World est dès maintenant disponible en ligne, et en langue française. Il propose un dossier spécial sur les prochains cinquante ans de l'UE.

Ce nouveau numéro présente aussi plusieurs articles en matière du développement :
Europe's World est une revue politique indépendante de renom qui vise à promouvoir la réflexion et le débat de manière innovatrice sur les défis de l'Europe.

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La sélection d'Euforic des articles publiés dans Europe's World

vendredi, octobre 26, 2007

Euforic 2.0 : partager les informations

Les applications web 2.0 se multiplient et révolutionnent l’accès et le partage de l’information. Le cas d’Euforic montre comment s’en servir pour développer à peu de frais le contenu d’un site.

Analysant dans ICT Update les expériences « 2.0 » d'Euforic jusqu'à présent, Peter Ballantyne en tire la conclusion suivante :

"Tout bien considéré, nous estimons que le recours aux outils web 2.0 pour un service de développement comme Euforic offre plus d’avantages que d’inconvénients. Ces outils, qui ne sont finalement que des applications techniques, nous obligent cependant à nous mettre dans un état d’esprit qui valorise le contenu et les efforts d’autrui, favorise la collaboration et ouvre l’accès au savoir. Trois principes au cœur même d’une véritable coopération au développement. Qui sait, peut-être le web 2.0 sera-t-il le parfait complément du « développement 2.0 »!"

plus sur web 2.0

samedi, octobre 20, 2007

Avancement de l'agriculture africaine à l'ordre du jour du prochain Briefing sur le Développement

Le 17 octobre, le CTA, Euforic et d'autres partenaires ont organisé la deuxième réunion dans la série de Briefings sur le Développement à Bruxelles. Le premier briefing, qui s'est tenu le 4 juillet dernier, a adressé les défis du développement rural dans les pays ACP.

Cette édition a abordé des questions se rapportant à la récente Communication de la CE sur l'état d'avancement de l'agriculture en Afrique qui a été récemment adoptée.

Ce briefing s'est déroulé autour de deux panels d'experts : le premier a examiné les questions clés soulevées dans la Communication de la CE ; le second a réfléchi sur la voie à suivre en ce qui concerne la mise en oeuvre.

Près de 80 participants ont assisté à cette réunion, parmi lesquels des décideurs ACP-UE, représentants des États membres de l'UE, groupements de la société civile, réseaux européens de recherche, chercheurs et praticiens du développement, organisations internationales basées à Bruxelles.

vendredi, octobre 05, 2007

L’aide européenne : la différence

Source : Agence française de développement (AFD) - Kaléidoscoop, no. 47, septembre 2007

Le Comité d’aide au développement (CAD) vient de procéder à l’examen par les pairs de l’aide européenne.

La Communauté européenne a ceci de particulier qu’en plus d’apporter une aide directe aux pays en développement, elle a un important rôle « fédérateur » par rapport aux autres institutions et aux Etats membres de l’Union européenne (UE).

Elle exerce par ailleurs une fonction de canal d’acheminement de financements des Etats membres aux organisations multilatérales. Elle pourrait à cet égard être amenée à jouer un grand rôle, dans la recherche de solutions aux divers problèmes liés à l’accroissement de l’APD européenne, qui consoliderait sa valeur ajoutée et confirmerait sa spécificité - ce qu’elle souhaite.

Complexité bureaucratique

La coopération européenne pour le développement a évolué à mesure que se construisait l’Europe et qu’étaient conclus accords et conventions, dont l’empilement à travers l’histoire lui a conféré la complexité bureaucratique qu’on lui a souvent reprochée.

Dans le but de consolider le cadre de son action, l’Europe a entrepris de réformer
son administration, de regrouper ses instruments financiers (dix contre 35 en 2006 !). Elle devrait continuer à simplifier ce dispositif.

L’UE, très attachée au programme d’appui à l’efficacité de l’aide, devrait continuer
à montrer le chemin à suivre pour mettre en oeuvre la Déclaration de Paris, et améliorer la qualité de ses programmes d’aide, en ayant un recours plus grand au soutien budgétaire, en réduisant le nombre d’unités parallèles de mise en oeuvre des projets, en déliant totalement son aide.

Par ailleurs un programme a été défini pour promouvoir la cohérence des politiques
d’aide, visant à concentrer l’aide dans des secteurs ayant des retombées en termes de développement.

Or, la nouveauté vient de ce que l’UE considère de plus en plus son appui au développement comme un instrument de politique extérieure. En témoigne l’adoption
en 2005 du Consensus européen pour le développement qui, s’il constitue une indéniable avancée sur le plan stratégique,comporte un certain nombre de défis pointés par le CAD, tel que, notamment,le risque de dilution de l’attention portée… au développement.

Pour en savoir plus, consultez le dossier Euforic sur la coopération UE

jeudi, octobre 04, 2007

Web2 pour le développement : mettre la main à la pâte

La conférence web2fordev a été clôturé par la présentation d'une simple image qui nous rappelle les principaux apprentissages de la rencontre de Rome.

A la recherche d'une métaphore humaine représentant les messages essentiels, nous avons commencé à compter sur nos propres doigts.

Sur la main gauche :
  • le pouce pour blogues et vlogues, pour publier nos contenus en texte, vidéo ou image ;
  • un deuxième doigt pour les wikis et les outils du réseau social, afin de développer ensemble des idées et modes de partage ;
  • un troisième doigt pour les étiquettes, pour classer nos pensées ;
  • un quatrième doigt pour les flux RSS pour diffusion sur d'autres sites et sur le Web dans son intégralité ;
  • et un dernier doigt pour les mash-ups (amalgames), afin de focaliser le Web pour nous-mêmes et pour les autres
  • (écoutez Pete Cranston).
Juste ces applications et outils dans la main gauche ne répondent pas aux exigences du développement. Il faut les joindre à ceux dans la main droite :
  • le pouce pour adresser les gens avec qui et pour qui nous utilisons les outils - tout en tenant compte de leurs besoins spécifiques ;
  • le deuxième doigt pour les questions d'accès comme la connectivité et le language ;
  • le troisième est pour la participation, considérant les motivations et raisons d'engagement ;
  • le quatrième s'occupe de questions de contenu, comme style, médium et format ;
  • le dernier doigt apporte de la valeur, considérant le changement , le progrès et l'innovation.

les mains web2fordev, photo de Alec Singh

Alors mettons la main à la pâte pour le Web2 pour le développement !

Mais attention ! Les différentes cultures communiquent à l'aide de leurs mains de manière différente : nous saluons à plusieurs façons par serrer la main, tendre la main, ou joindre les mains dans un « wai » ; nous attirons l'attention par des gestes de main et faisons au revoir de la main. Il y a plusieurs façons pour relier le Web2 au développement... mais n'oubliez pas que certains gestes de la main ou du doigt sont parfois offensifs...

Lire les articles connexes.

Consulter des articles pertinents des sources suivantes :

- web2fordevblog
- ICTlogy
- crisscrossed blog

Séisme à Rome : Web2 fait trembler ses fondations

Les annonces de sécurité faites lors de l'ouverture de la conférence Web2forDev comprenaient un avertissement qu'il y auraient probablement des tremblements de terre à Rome, mais je crois qu'aucun des 300 participants étaient préparés à une rencontre tellement impressionnante.

A la clôture de la conférence tout le monde, y compris notre hôte Anton Mangstl, directeur du département de l'information de la FAO, parlait du séisme dans la gestion de l'information. Il a présenté quelques commentaires sur le rôle futur des organismes de l'ONU dans leur appui à cette évolution. Par le passé, les données étaient « emmagasinées » par ces organismes tandis dans le « nouveau régime » de Web2 elles joueront un rôle facilitateur, définissant des normes internationales pour l'échange de l'information. Mais il ne suffit pas d'adopter seulement les instruments : il est également essentiel d'adapter les attitudes.

Ethan Zuckerman de Global Voices a même suggéré que les thésaurus pourraient devenir redondants ainsi que les serveurs utilisés par les organisations. Ceci n'implique pas que les organisations ne peuvent pas contrôler leur propre site Web. On peut gérer son site avec des logiciels libres comme Drupal ou Wordpress, disponibles en ligne, pour plusieurs applications comme la création de « mash-ups » (amalgamer des contenus de différentes sources sur un seul site).

Les applications les plus surprenantes des technologies Web2 pour le développement viennent d'Afrique ; un bon example étant vlogging with GINKS, qui combine des textes écrits avec des documents vidéo et audio pour mieux répondre aux us et coutumes des utilisateurs ghanéens.

Pour plusieurs participants ces technologies étaient complètement novatrices : un groupe de journalistes africains par example était surpris par son immédiatité et par le fait qu'une seule personne peut devenir une agence de presse par la publication de blogues et l'enregistrement de matériel audiovisuel. Les sessions étaient en permanence résumées dans des blogues, et les conclusions et leçons de la conférence étaient réunies par compter sur les doigts des deux mains.

En résumé les blogues, les wikis, l'étiquetage, les flux RSS et « mash-ups » étaient les outils principaux, et les gens, l'accès, la participation, le contenu et le changement étaient les préoccupations primordiales dans l'application de Web2 pour le développement.

par Chris Addison

Lire les articles connexes.

Consulter des articles pertinents des sources suivantes :

- web2fordevblog
- ICTlogy
- crisscrossed blog

lundi, septembre 24, 2007

Baromètre AFD-Ifop : les Français restent attachés à l’aide au développement

Source : Agence française de développement

Attachés au rôle et à l’action de la France en matière d’aide au développement, les Français souhaitent s’investir plus, tant au niveau personnel que collectif. Si l’aide humanitaire en Afrique reste une priorité, les questions environnementales émergent comme une condition sine qua non de l’aide aux pays du Sud.

Les Français sont sensibles au rôle de leur pays, légitiment son action et sont demandeurs d’information sur l’aide au développement. Ils s’accordent sur le fait que l’aide fournie doit participer à la transmission d’un savoir-faire, et ils indiquent clairement les domaines qu’ils jugent prioritaires : humanitaire et sanitaire, puis économique et social. La perception de l’efficacité de l’aide accordée est, quant à elle, en amélioration par rapport en 2006.

Lire le communiqué de presse

Consulter le dossier Euforic sur la France

jeudi, septembre 13, 2007

Société civile, un acteur historique de la gouvernance

Source : Coordination Sud

L’ouvrage de Jeanne Planche « Société civile, un acteur historique de la gouvernance » est issu d’une étude menée pour le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) avec l’appui scientifique du Groupe de recherche et d’échanges technologiques (Gret), tous deux membres de Coordination SUD. Il permet à la fois de mieux situer l’origine, le sens et l’actualité du concept de société civile, et de comprendre en quoi elle constitue désormais un acteur central des politiques de coopération internationale.

Se procurer l’ouvrage : Éditions Charles Léopold Mayer

Consultez également les dossiers Euforic sur la gouvernance et la société civile

Comprendre et se mobiliser contre les APE

Source : ATTAC France

Les Accords de partenariat économique (APE) en cours de négociation entre l’Union européenne et 79 pays d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) posent un certain nombre de problèmes graves.

Sous prétexte d’un « partenariat pour le développement », l’UE réintroduit, au travers des APE, le programme de libre-échange de l’OMC : toutes les entraves doivent être supprimées pour 80 à 90 % des échanges commerciaux entre l’UE et les pays ACP, et dans des délais les plus brefs. Refusant pour sa part toute concession, la Commission européenne exerce de lourdes pressions économiques et politiques sur les pays ACP pour forcer leurs décisions. Les objectifs d’éradication de la pauvreté et de développement durable, proclamés dans l’accord de Cotonou, sont balayés au nom de la libéralisation du commerce et de l’investissement.

Le 27 septembre marque le cinquième anniversaire des négociations. À cette occasion, de nombreuses organisations d’Europe et de pays ACP africains appellent à la mise en oeuvre d’une journée mondiale de protestation contre les APE (voir ci-dessous).

Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse et le dossier Euforic sur le commerce

mardi, septembre 11, 2007

Politiques européennes en matière d'aide au développement

Source : France diplomatie : les dossiers du mois d'août 2007

En raison de sa contribution financière, la France est attentive aux stratégies de la Communauté européenne, mais également aux régions et aux secteurs d’intervention. Ce suivi permet non seulement à la France de s’assurer de la bonne gestion des fonds mis à la disposition de la Communauté et de relayer un certain nombre de priorités européennes, mais également d’améliorer la coordination et la complémentarité entre son aide bilatérale et celle de la Communauté dans le sens d’une meilleure efficacité de l’aide. La définition de politiques et stratégies communes, les programmations conjointes, les co-financements, et plus largement la mise en place de bonnes pratiques en matière de « division du travail », sont d’autant d’occasions de créer des convergences entre la Communauté et les États membres.

Pour en savoir plus, consultez le dossier sur les politiques européennes

vendredi, août 31, 2007

Les pays en développement témoignent de l'impact de l'Europe dans leur vie

Source : CONCORD, Communiqué de presse

L'Union européenne est le plus grand acteur économique et le plus grand donneur d'aide au monde. Mais, quel est son impact sur les pays en développement et dans la vie de la population ? Comment ces populations perçoivent-elles réellement l'impact de l'Europe ?

Pour le savoir, CONCORD invite les personnes vivant dans les pays émergeants et en développement à prendre des photos qui illustrent la façon dont l'Europe influence leur vie et leur pays, en bien ou en mal. Tous les thèmes sont permis : environnement, agriculture, migrations, pêche, musique, mode, infrastructure, santé, etc… Les personnes des pays en développement donneront libre cours à leur créativité et à leur imagination ! Jusqu'au 30 septembre 2007, ils peuvent envoyer leurs photos et commentaires sur le site de CONCORD.

Toutes les photos sont visibles sur Internet et les citoyens du monde peuvent voter sur le site web pour les 50 meilleures photos jusqu'à la fin septembre. 50 photos, ainsi que leur message porteur voyageront à travers l'Europe pendant plusieurs années. Les photographies seront également exposées au sein des institutions européennes pour conscientiser les politiques.

Cette initiative a été lancée par CONCORD, la confédération européenne des ONG d'urgence et de développement, dont le but est d'influencer les décideurs européens et l'opinion publique pour que l'impact de l'Europe dans les pays en développement soit positif, respectueux et viable. Echos Communication, dont l'objectif est d'assurer la reconnaissance des identités culturelles et des échanges sur pied d’égalité, soutient CONCORD dans la mise en place de ce projet.

Cette action est organisée à l'occasion du 50ème anniversaire de l'Union européenne en 2007 et bénéficie du soutien financier de la Commission européenne et de la Fondation Européenne de la Culture.

Contact : Agnès Philippart : aphilippart@concordeurope.org

jeudi, juillet 12, 2007

Rapport 2007 sur la cohérence des politiques

Source : CONCORD Flash - juin 2007.

L’efficacité des politiques de développement est trop souvent victime de politiques qui ne relèvent pas de l’aide et qui ne tiennent pas compte des objectifs de développement. Dans les faits, ce sont les pays en développement qui paient les pots cassés de ces incompatibilités politiques. Voilà pourquoi la Fondation Evert Vermeer, en collaboration avec CONCORD et d’autres partenaires, a initié le projet « Cohérence de l’Union européenne pour le Développement », afin d’analyser la cohérence des politiques européennes et de mener une action de sensibilisation autour de cette problématique.

C’est en octobre 2007 que la Commission européenne publiera son premier rapport bisannuel sur la cohérence des politiques en matière de développement (CPD). On peut déjà en prédire la majeure partie du contenu : constatation de nettes avancées, autocongratulations par-ci, compliments aux États membres par-là. Le projet « Cohérence » de CONCORD et de la Fondation Evert Vermeer considère qu’il est un peu trop tôt pour prendre partie et porte un regard critique sur le questionnaire que la Commission européenne a envoyé aux États membres en janvier dernier pour recueillir leurs avis sur ce qui a été fait pour instiller de la cohérence entre les politiques.

Bizarrement, il revenait aux États membres de rendre leur réponse à ce questionnaire publique ou non. On notera avec intérêt que seul le gouvernement néerlandais a franchi le pas. Autre phénomène étrange, certaines questions étaient ouvertes à tous les répondants, mais la plupart ne l’étaient pas. On aimerait bien savoir pourquoi seule la Commission européenne était habilitée à répondre à ces questions.

Le projet « Cohérence » a par conséquent envoyé un document de 13 pages qui met en cause la logique interne du rapport, donne des exemples d’incohérence entre les politiques européennes et réaffirme que la coopération au développement doit être mise en œuvre de manière cohérente. Il s’agit de dépasser les cercles traditionnels du développement pour mieux appréhender les liens d’interdépendance entre les intérêts des diverses parties prenantes. Il s’agit de mettre l’accent sur les véritables besoins et aspirations des pays en développement et de leurs citoyens dans le débat sur la cohérence des politiques en matière de développement. Il s’agit de mettre la co-responsabilité et l’appropriation des stratégies de développement au cœur de l’élaboration des politiques.

Pour plus d’information : http://www.eucoherence.org

Réseau de communication : prêt ? Partez !

Source: CONCORD Flash - juin 2007.

Blogueurs, attachés de presse, responsables de campagnes, les membres de CONCORD ne manquent pas de talents. Aussi CONCORD a-t-elle décidé de les lier via un « Réseau de communication ». Les « chargés de communication » pourront ainsi mutualiser leurs besoins, leurs problèmes et leurs bonnes pratiques, mais surtout renforcer leurs capacités au travers de formations ou encore conjuguer leurs efforts aux plans national et européen. Ils se sont réunis à Bruxelles, le mois dernier, après le lancement paneuropéen du rapport sur l’aide publique européenne, pour un premier « Séminaire de communication ». Au programme : 9 ateliers de formation, de partage des expériences et de mutualisation des connaissances entre pairs. Thème central : comment tirer meilleur parti des nouvelles technologies et techniques afin d’améliorer l’impact des campagnes d’opinion, des actions de plaidoyer, des collectes de fonds des ONG et de leurs rapports avec les médias.

CONCORD étant convaincu que le maillage avec d’autres secteurs comme les institutions de recherche ou les spécialistes en médias ne peut que renforcer son action collective, des membres d’Euforic (le réseau d’information sur le développement) et des chercheurs étaient également présents. Le cocktail de vernissage de l’exposition « 1000 familles » d'ECHOS Communication le 5 juin en soirée a montré combien une expo peut être un excellent support pour un travail d’éducation au développement, de maillage et d’implication des médias.

Le contenu de la plupart des ateliers et des débats ont été immédiatement mis sur le blog de la conférence : http://euforicagm2007.blogspot.com.

Autre résultat : l’ajout d’un « centre de connaissances » en nouvelles techniques et ressources disponibles cet été sur Internet, dans la partie extranet du site de CONCORD, rubrique Communication.

L’action du réseau Communication de CONCORD se poursuivra aux mois de septembre et de décembre par des « réunions apéro » organisées à Bruxelles, après les heures de bureau : des chargés de communication, des journalistes et des chargés de mission pourront s’y retrouver pour s’échanger des informations et promouvoir des activités conjointes. La formation aux nouvelles techniques Internet sera dispensée par Euforic au mois de septembre, à Rome, ainsi que dans tout autre pays disposé à accueillir cette formation. L’an prochain, le réseau Communication se mobilisera autour d’une nouvelle action de presse paneuropéenne et l’expo photos de CONCORD sur l’impact de l’Europe dans les PVD fera la tournée des pays de l’Union. Pour le reste, c’est l’imagination au pouvoir !

Pour plus d’information : Agnès Philippart (aphilippart@concordeurope.org).

La plate-forme européenne de la microfinance est née

Source: CONCORD Flash - juin 2007.

Cela fait quelques années que plusieurs membres de CONCORD abordent les questions de financement des activités de microfinance au sein d’un sous-groupe du FDR (groupe de travail sur le financement du développement). En conjuguant leurs efforts, ils sont parvenus à convaincre les États membres de préserver le financement par la Commission européenne de projets de microfinance des ONG. Dans le cadre du forum de l'Action Mondiale Contre la Pauvreté, le sous-groupe microfinance de CONCORD a également pris part à la consultation portant sur l’approche, les conditions et les critères de mise en œuvre de l’appui à la microfinance fourni par la Commission européenne via les ONG.

Le sous-groupe microfinance a cependant toujours eu un peu de mal à impliquer ses membres. Entre-temps la plate-forme européenne de la microfinance (e-MFP) s’est constituée. CONCORD a par conséquent décidé de ne plus être le chef de file de cette activité. La plupart de ses membres actifs dans ce domaine sont membres de l’e-MFP et exhortent les autres membres de CONCORD à les rejoindre au sein de la plate-forme. C’est au travers de l’e-MFP que se fera désormais le lobbying auprès de la Commission européenne, y compris pour les ONG de développement.

Le « transfert » des questions de microfinance de CONCORD vers l’e-MFP ne témoigne nullement d’un désintérêt de CONCORD pour cette problématique, mais d’une volonté de simplification et de collaboration constructive entre les ONG et d’autres parties prenantes. Pour en savoir plus à propos de l’e-MFP, voyez www.microfinance-platform.eu.

N.B. : Il ne faut confondre l’e-MFP ni avec l’European Microfinance Network (EMN), qui s’emploie à promouvoir la microfinance en Europe occidentale, ni avec le Microfinance Centre (MFC), qui est un réseau d’institutions de microfinance des organisations des pays d'Europe centrale et orientale.

Le mot de la plateforme portugaise sur les priorités de sa présidence

Source: CONCORD Flash - juin 2007.

Au cours du second semestre 2007, le Portugal assumera le premier rôle dans la définition et la mise en marche des politiques et priorités européennes. La Présidence portugaise de l’Union européenne représente un défi pour les organisations de la société civile portugaise, notamment pour les ONG de Développement (ONGD). C'est aussi une opportunité unique de travailler de façon articulée, intégrant les expertises et initiatives des différentes organisations de la société civile, aux niveaux national, régional et international, avec pour objectif de proposer une analyse intégrée des thématiques et de renforcer les propositions d’action liées au développement.

Lors de la première rencontre Europe-Afrique de la Société Civile en 2000 à Lisbonne, plus de 80 organisations avaient souligné certains aspects cruciaux de la relation entre les deux continents, telle que la nécessité d'analyser la promotion du bien-être et du développement durable ; de mettre la réduction de la pauvreté au centre des politiques de développement, mais aussi les interactions entre les processus et politiques économiques et le développement, notamment la globalisation, l’intégration des pays africains dans l’économie mondial et les niveaux d’aide au développement; les droits de la personne, la prééminence du droit et de la bonne gouvernance et le renforcement des capacités nationales et régionales dans la construction de la citoyenneté en incluant le rôle de la société civile.

Depuis, le contexte international a beaucoup changé, faisant évoluer les priorités des agendas politiques. Il est donc temps de reprendre le dialogue. Le projet présidence da la Plateforme Portugaise des ONGD prétend ainsi influencer le dialogue entre l’Europe et l’Afrique, et encourager la réflexion et l'action des organisations de la société civile, européennes et africaines, autour de cinq grands axes : deux thématiques, la gouvernance et les migrations, un processus stratégique, un cadre d’action pour le développement et un principe transversal, celui de la cohérence.

Il s'inscrit dans la continuité des initiatives « présidences » développées précédemment et prétend alimenter les actions qui seront réalisées par les plateformes nationales des présidences de l’Union qui suivront la portugaise (la Slovénie et la France). Ainsi, le projet de la présidence portugaise continuera à porter l’agenda finlandais sur la cohérence des politiques de développement et fera le suivi d’un certain nombre de dossiers déjà traités par son homologue allemande lors du premier semestre 2007, notamment celui de la Stratégie conjointe UE-Afrique, qui sera adoptée lors du 2ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de Lisbonne les 8 et 9 décembre prochains, ainsi que les négociations des Accords de Partenariat Économique.

Les propositions de la plateforme portugaise

Le projet est centré sur l’analyse des processus destinés à renforcer l’efficacité du dialogue entre l’Europe et l’Afrique, en cohérence avec les politiques et programmes de développement durables, basés sur des principes clés comme l’appropriation, le partenariat, l’intégrité et l’innovation. Les sujets qui seront abordés – les migrations et la gouvernance – sont particulièrement importants du fait qu’ils représentent deux aspects multidimensionnels et essentiels de la gestion du développement, tant en Afrique qu’en Europe, sans lesquels il sera difficile d’atteindre les Objectifs du Millénaire.

Ainsi, les principales idées qui sous-tendent ce projet sont :
  • Le Dialogue Europe-Afrique: passer des déclarations de principe à la pratique.
  • Bonne gouvernance : promouvoir un effort réciproque.
  • Coopération au développement : innovation, intégrité et partenariats pour que le développement devienne un élément déclencheur des dynamiques locales, nationales ou régionales de développement et de renforcement des institutions.
  • Cohérence des politiques: un pré-requis pour une aide au développement efficace et soutenable. La parution du premier rapport sur la cohérence des politiques de l’UE paraître au cours du deuxième semestre 2007 sera l'occasion de faire le point.
  • Migrations: Entre le droit de migrer et celui de rester en toute dignité, la Plateforme reconnait la double opportunité que représentent les phénomènes migratoires, pour les communautés d’origine et de destination. C'est pourquoi, il est nécessaire de travailler à l’élaboration d’instruments clairs et peu coûteux, notamment pour acheminer les envoie de fonds vers les pays d’origine, sur la création et mise en place des projets communautaires par les diasporas, etc.
Les moments clés de l’agenda du projet présidence des ONGD

En plus des actions visant à influencer l’agenda officiel de la présidence portugaise, la Plateforme a prévu, pour les neuf prochains mois, l’organisation de dynamiques de réflexion et d'action des organisations de la société civile à plusieurs niveaux :
  • Au niveau interrégional, l’organisation d’un Forum de la Société Civile pour le dialogue Europe-Afrique. Celui-ci sera organisé en collaboration avec les partenaires européens organisés au sein de CONCORD et se déroulera conjointement à la rencontre des parlementaires réalisée par l’un des partenaires clés du projet, le Centre Nord-Sud. Il comptera aussi sur la contribution de réseaux africains pour l’élaboration des documents de travail. Les résultats viendront alimenter, entre autres, les positions des ONGD pour le 2ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de décembre prochain. Des groupes de travail seront aussi formés après le Forum de la Société Civile afin d’assurer la mise en place et le suivi des recommandations émises lors de cette rencontre.
  • Au niveau national, l’organisation d’une série de débats et d'ateliers décentralisés autour des thèmes de la présidence, avec la participation de différents acteurs de la société civile (universités, ONG, instituts, organisations de migrants, etc.), s'articulera avec des initiatives complémentaires organisées dans le cadre de la présidence.
La plateforme portugaise organisera aussi la mise en place d’une espace virtuel d’information et d’éducation au développement trilingue autour des sujets de la présidence avec, notamment, une conférence électronique co-organisée avec le Centre Nord Sud afin de mieux préparer la rencontre de la fin du mois d’octobre et de nombreux instruments et jeux participatifs visant à renforcer la connaissance des citoyens européens sur les enjeux du développement africains, tout en permettant de faire le point sur l’état des connaissances réelles de ces différentes thématiques par les citoyens de l’Union européenne.

Pour plus d'information : www.plataformaongd.pt

lundi, juillet 02, 2007

La Fondation Evert Vermeer s'affilie à Euforic

La Fondation Evert Vermeer est une organisation indépendante sans but lucratif, qui soutient les intérêts des pays en voie de développement par exercer une certaine influence en leur faveur dans la prise de décisions politiques aux niveaux local, national et européen.

L'EVS organise des campagnes, débats, et conférences sur des thèmes tels que l'atténuation durable de la pauvreté, la prévention de conflits, la bonne gouvernance, les droits de l'homme, la protection de l'environnement, et les politiques en matière du commerce équitable.

En particulier, l'EVS déploie des activités sur des questions se rapportant à la cohérence, dirigeant les projets NL Coherentie et EU Coherence qui font des études de cas spécifiques de politiques incohérentes, et suivent de près les approches des décideurs de politiques pour trouver des solutions.

Consultez aussi le dossier Euforic sur la cohérence

vendredi, juin 22, 2007

Euforic rejoint le CIMRC pour renforcer l'accès à la recherche financée par DFID

En mai 2007, le Département britannique pour le développement international (DFID) a annoncé que le consortium CIMRC, dirigé par CABI, a été engagé pour la gestion de son site portail « Research4Development ». Ce site Web fournit de l'information actuelle sur l'action et les résultats des projets de recherche appuyés par DFID.

Le consortium réunit l'expertise de CABI, Euforic, et CommsConsult ; le portail R4D propose des actualités en matière de recherche, des réussites et études de cas, de l'information sur les projets et programmes, et donne accès aux publications produites par les différents projets et programmes.

Au sein du consortium, Euforic est en particulier chargé du « développement des produits » - visant l'accès au contenu R4D par le biais d'une variété de produits et services ainsi que via les services des partenaires, et la soi-disante « organisation des connaissances » - garantissant l'indexation et structuration efficaces du contenu du site portail. Nous contribuons également aux activités « marketing et communication » afin d'assurer que les parties prenantes les plus importantes sont bien renseignées en la matière.

Pour en savoir plus :

mardi, juin 19, 2007

Réformer et focaliser l'aide et la politique de développement de l'UE

Le numéro été 2007 du magazine de politique « Europe's World » présente trois articles sur des questions actuelles concernant la politique de l'aide de l'UE et la gestion de l'aide.

L'article par Jean-Michel Severino, directeur général de l'AFD (Agence française de développement), analyse pourquoi la rationalisation des efforts massifs mais fragmentés de l'aide européenne constitue un défi majeur. Le membre du Parlement européen Anders Wijkman examine la nouvelle Déclaration politique du développement, dont il est le rapporteur auprès du Parlement européen. Et le Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Développement du Portugal plaide en faveur d'une approche plus conséquente en ce qui concerne les politiques de développement et de sécurité.

Lisez d'autres articles de Europe's World.

Plus:

CTA, Euforic : lancement des Briefings de Bruxelles sur le développement

Le Centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA), la Commission européenne, la Présidence de l'UE, le Secrétariat ACP, Euforic, Concord ainsi que d'autres partenaires ont prévu d'organiser des réunions bimensuelles à Bruxelles sur des questions urgentes de développement rural dans le contexte de la coopération ACP-UE.

Comme vous le savez, un nombre toujours plus important de défis ont un impact sur le secteur agricole et rural des pays ACP : changement climatique, migration, insuffisant intérêt de la communauté internationale et difficultés économiques du secteur, impact de la globalisation sur les petits producteurs, opportunités et défis posés par les biocarburants...

Ces défis, ainsi que d'autres, sont discutés par de nombreuses organisations de développement (internationales, gouvernementales, ONG, réseaux...) sur une base nationale et régionale dans les pays ACP et en Europe. Toutefois, nous sommes convaincus qu'un échange plus structuré d'informations et d'expériences entre la communauté de développement à Bruxelles renforcerait de façon importante cette action, encourageant la communication et une politique plus cohérente et intensifiant la collaboration entre partenaires.

Le groupe cible de ces réunions est la communauté de développement basée à Bruxelles (services de la Commission européenne, Parlement européen, ONG et réseaux, représentants des États membres...)

Dans ce contexte, la première réunion est prévue le mercredi 4 juillet de 8h30 à 15h00 à Bruxelles (Hotel Silken Berlaymont - 11-19, Boulevard Charlemagne). Organisée en collaboration avec la Présidence allemande de l'UE, elle portera sur les défis posés au développement rural dans les pays ACP et comprendra 3 sessions :
  1. L'environnement macroéconomique et son impact sur les populations rurales pauvres ;
  2. Le contexte politique et le processus d'intégration régionale africaine ;
  3. L'efficacité, harmonisation et cohérence de l'aide au sein de la communauté des donateurs.
Parmi les intervenants de cette première réunion: Commission européenne (DG Développement), IFPRI, CTA, CONCORD, NEPAD, ECAPAPA, PNUD, Global Donor Platform for Rural Development, Présidence UE, Banque mondiale.

La réunion se déroulera en français et anglais, avec interprétation. Un programme plus détaillé, ainsi que les détails pour l'enregistrement des participants seront envoyés dans les prochains jours.

mardi, mai 22, 2007

Rencontre de CONCORD avec le nouveau président de la Commission du Commerce international du Parlement européen

CONCORD souhaitait depuis longtemps rencontrer la Commission du Commerce international (INTA) du Parlement européen. Ce souhait s'est réalisé ce mois-ci avec l'invitation adressée par son nouveau président, M. Helmuth Markov.

M. Markov est membre du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte. Son travail approfondi au niveau de la Commission du commerce international lui vaut une certaine réputation au sein du Parlement et au-delà. Le lundi 16 avril, une délégation de CONCORD lui a présenté le travail accompli par CONCORD dans le domaine de la politique commerciale européenne. La réunion, qui a duré une heure, a porté sur l'historique de l'action de CONCORD, la nature et l'étendue du mouvement, son travail et le rapport entre ce travail et l'INTA.

La discussion a été très large et informelle. CONCORD a mis l'accent sur ses réformes pour renforcer la transparence de son action et sa légitimité ainsi que sur l'ampleur de la confédération et l'importance des plates-formes nationales en son sein. CONCORD a défendu l'idée qu'une politique commerciale plus juste et équitable demandait une mobilisation et un débat au niveau national et européen. Elle a insisté sur le rôle que les membres de l'INTA pouvaient jouer en intervenant auprès de leurs homologues nationaux et en reliant le débat politique européen aux préoccupations des populations européennes.

CONCORD a également insisté sur la nécessité, pour les législateurs européens, d'impliquer plus systématiquement les représentants de la société civile du Sud, en particulier ceux des pays engagés dans un processus de négociation d’accords de libre échange avec l'UE, comme les pays ACP. La Confédération a fait valoir le caractère extrêmement bénéfique de ce type d'implication directe : l'expérience des pays qui doivent faire face, au quotidien, à des politiques commerciales désavantageuses est, en effet, de nature à alimenter la réflexion de l'Europe. Le travail des membres de CONCORD avec un grand nombre d'organisations du Sud et, de ce fait, leur capacité à faciliter une telle relation, ont été mis en avant.

La délégation a enfin proposé que s’instaure un dialogue régulier et structuré entre CONCORD et l’INTA, sur le modèle de ce qui s’est fait jusqu’à présent, avec succès, avec la Commission du développement. Si la communauté des ONG de développement européennes de Bruxelles demeure un interlocuteur sincère des institutions européennes, de telles relations peuvent en effet contribuer à surmonter les idées reçues pouvant prévaloir des deux côtés. Un débat plus sain et plus constructif sur la politique commerciale européenne pourrait ainsi s’engager.

M. Markov a débattu avec enthousiasme et s’est montré réactif face à un grand nombre des questions soulevées par la délégation de CONCORD. Il a reconnu l’importance d’une implication plus directe du Sud dans les questions de commerce et le bénéfice qui pouvait être tiré d’un dialogue structuré avec les ONG de développement. Il a cependant défendu l’idée d’un processus progressif, car le commerce, selon lui, est un domaine politique relativement rigide. M. Markov a déclaré espérer qu’une relation plus ouverte et plus confiante puisse s’instaurer entre l’INTA et la société civile sur les questions clés du développement, ce à quoi CONCORD veillera de près.

Hadelin Feront – Responsable Politique et Plaidoyer de CIDSE: feront@cidse.org.

Source: CONCORD Flash - Avril 2007.

Consultez aussi les dossier Euforic sur le commerce de l'Europe.