vendredi, octobre 31, 2008

Plan d’action annuel 2008: implications pour les ONG des nouveaux États membres

Source : Concord Flash, nr. 58, 2008

Le programme d’action annuel 2008 de la Commission européenne a été adopté le 12 août 2008. Après « Les acteurs non étatiques et les autorités locales dans le développement – Document stratégique ANE-AL 2007 – 2010 », il s’agit d’un document de base dans lequel la Commission européenne fixe les lignes directrices précises des différents appels de propositions publiés dans le cadre des instruments de financement communautaire. CONCORD regrette que les budgets de 2008 et 2009 soient cumulés et que les appels de propositions soient publiés pour une période biennale. Le groupe de travail sur le financement du développement et de l’urgence (FDR) espère que la CE y verra l’exception qui confirme la règle et que les appels de propositions publiés à partir de 2010 retrouveront une base annuelle. Il semble
néanmoins que le prochain appel de propositions pour l’investissement dans les ressources humaines sera publié pour les années 2009-2010. Il alterne ainsi avec l’appel de propositions pour les ANE-AL qui couvre les budgets 2008-2009.

Suite à une intense activité de lobbying de CONCORD au cours des douze derniers mois et grâce aux apports de différents acteurs, la CE a ajouté 10 pays supplémentaires à la liste des pays couverts par le nouveau programme (Afghanistan, Cap Vert, Djibouti, Haïti, Îles Salomon, Liberia, Maroc, Mauritanie, Togo et Tunisie), mais a retiré le Malawi. Le nouveau programme thématique intitulé « Les acteurs non étatiques et les autorités locales dans le développement », qui succède aux anciennes lignes budgétaires « Cofinancement des ONG » et « Coopération décentralisée », vise à soutenir les initiatives à petite échelle proposées et/ou mises en oeuvre par les organisations de la société civile et les autorités locales originaires de la Communauté et des pays partenaires dans le domaine du développement.

Les trois principaux objectifs de ce programme sont les suivants :

  1. soutenir les actions de développement à mettre en oeuvre par les acteurs non étatiques ou les autorités locales en étroite collaboration avec les communautés locales et les groupes de population les plus vulnérables, en vue de promouvoir la mise en place d’une société mettant l’accent sur les principes d’intégration et d’autonomie dans les pays partenaires
  2. soutenir les actions à petite échelle dans l’UE et les pays en voie d’adhésion en vue de sensibiliser le public aux questions de développement et de promouvoir l’éducation au développement afin de mobiliser un soutien plus large du public en vue d’agir contre la pauvreté
  3. soutenir les actions visant à assurer une coopération plus efficace et à faciliter un dialogue structuré dans le domaine du développement.

Qu’est-ce qui ne change pas par rapport au plan d’action annuel précédent en ce qui concerne les nouveaux États membres ? Le programme thématique consacré à l’éducation au développement (voyez le 2ème objectif ci-dessus) accordera la priorité aux actions proposées par des organisations des 12 nouveaux États membres : le taux de cofinancement communautaire pourra aller jusqu’à 90% du budget de l’action mais la subvention communautaire pourra être plus basse que pour les anciens États membres, à savoir 25 000 EUR. Il semble par ailleurs que certains autres critères d’éligibilité assouplis seront calqués sur ceux du dernier appel de propositions en matière d’éducation au développement de 2007.

Notez que les appels seront publiés dès novembre / décembre 2008 !
La CE est en train de préparer 5 appels de propositions qui seront publiés en novembre / décembre 2008 (interventions nationales, interventions globales et multinationales ANE, interventions globales et multinationales AL, éducation au développement, maillage), mais que dans le même temps 70 délégations de la CE publieront chacune leur appel de propositions local. Un aperçu des appels centraux et locaux ANE et AL ainsi que de leurs objectifs sera disponible sur le site web d’EuropeAid.

Pour en savoir plus, contactez Petra Kreinecker, TRIALOG et An Van Goey, CONCORD

Consultez les flux RSS d'Euforic sur Concord, la société civile et l'éducation au développment

jeudi, octobre 30, 2008

Monitoring de la réponse de l’Europe à la crise alimentaire

Source : Concord Flash, nr. 58, 2008

Fin juillet, des membres de CONCORD ont rencontré Philip Mikos et Daniel Contel de la DG Développement pour parler de la réponse donnée par l’Europe à la crise alimentaire mondiale, après que la Commission européenne ait proposé d’utiliser les sommes non dépensées pour la politique agricole commune pour dynamiser la production alimentaire dans les pays en développement. Depuis, le groupe sécurité alimentaire européenne de CONCORD (EFSG) et le groupe de travail financement du développement et de l’urgence (FDR) ont participé aux débats sur la proposition de déblocage d’un milliard d’euro, qui est soumise à une procédure de codécision, c.-à-d. au double feu vert du Conseil et du Parlement européens.

Le 10 septembre, Tom Arnold (président du groupe EFSG) a pris part à l’audition organisée par le Parlement européen en qualité d’orateur. Le lendemain, le groupe EFSG a publié un communiqué de presse, dans lequel il souligne que dans les pays en développement, les petits agriculteurs sont à la base de la chaîne alimentaire car ils fournissent la plupart des produits alimentaires de base. La réponse apportée par l’UE à la crise alimentaire doit être globale, « assurer la participation et la responsabilisation des petits agriculteurs familiaux et de leurs organisations » et s’attaquer, sur le long terme, aux causes structurelles de la hausse spectaculaire des prix des denrées. Lisez le communiqué de presse.

Lors de leur dernière réunion du 17 septembre à Paris, les membres du groupe EFSG ont également rencontré des représentants des organisations paysannes d’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Ensemble, ils ont indiqué à la Commission européenne qu’ils se félicitaient de la proposition de cette dernière mais qu’ils s’inquiétaient de l’absence de dispositions garantissant la consultation et la participation des principales parties prenantes. Dans la position qu’il est en train de finaliser au sujet de la crise alimentaire, le groupe EFSG ne se contente pas de souligner l’urgence de la situation ; il propose de nouvelles réponses politiques basées sur le droit humain à l’alimentation et le déploiement de nouveaux efforts au niveau de la gouvernance de l’aide.

Pour en savoir plus, contacte Melis Alguadis

La sécurité alimentaire a été à l'ordre du jour du septième Briefings sur le Développement à Bruxelles ayant pour thème « Flambée des prix alimentaires : une opportunité de changement ? »

Consultez les flux RSS d'Euforic sur Concord et sur la sécurité alimentaire

CONCORD condamne l’utilisation de l’aide à des fins de contrôle migratoire

Source : Concord Flash, nr. 58, 2008

Alors que l’Union européenne et le G8 peinent à tenir leurs promesses d’aide publique au développement, les ONG de développement européennes s’inquiètent du lien qui semble s’établir entre contrôle des flux migratoires et coopération au développement.

Les 7 et 8 juillet 2008, la Présidence française de l’Union européenne a présenté à ses partenaires un projet de pacte européen sur l’immigration et l’asile, lors de la réunion informelle des Ministres européens de la justice et des affaires intérieures à Cannes. Ce projet de pacte propose de faire de la migration un élément majeur de la politique de relations extérieures des États membres. Il invite les États membres à conclure des accords portant à la fois sur les migrations et sur le développement avec les pays d’origine ou de transit migratoire.

« Ces accords mettent sur le même plan la lutte contre l’immigration illégale et le développement. Ils ont permis à la France et à quelques autres membres de l’OCDE de faire pression sur les pays en développement lors des difficiles négociations des accords de réadmission. La généralisation au niveau européen d’une telle tactique de « négociation » pourrait être très dommageable pour les pays en développement » explique Jean-Louis Viélajus, vice-président et délégué Europe de Coordination SUD, la plateforme nationale des ONG françaises.

« Le fait de lier les politiques de développement et les politiques migratoires risque manifestement d’atténuer la priorité accordée à la lutte contre la pauvreté et les inégalités dans les pays les plus pauvres. L'Europe ne peut pas lier l'allocation de l'aide aux pays tiers à des progrès en matière de migration légale ou illégale et de réadmission. Les États membres peuvent signer des accords sur les migrations avec les pays tiers, mais l’aide au développement ne doit pas être conditionnée par ces accords » insiste Olivier Consolo, directeur de CONCORD, la Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement.

CONCORD demande que les programmes d’aide ciblent en priorité la lutte contre la pauvreté comme voulu par le Consensus européen pour le développement et le Traité de Maastricht . En ces temps où de nombreux pays d'où proviennent les flux migratoires souffrent de la crise alimentaire, l’aide européenne devrait soutenir les services sociaux, le développement de l’agriculture et la réduction de la pauvreté plutôt que la capacité de ces pays à retenir leurs immigrants potentiels. L’aide ne doit pas être réaffectée à la lutte contre « l’immigration illégale » dans les pays d’origine
et de transit des flux migratoires.

Pour en savoir plus, contactez Melis Alguadis

Consultez les flux RSS d'Euforic sur Concord et sur la migration

L'aide publique au développement de la France : réunion de réflexion

AFD
Communiqué de presse de l'Agence Française de Développement - 27 octobre 2008

En tant que politique publique, l'Aide au Développement mise en oeuvre par l'Agence Française de Développement (AFD) se doit d'être transparente et redevable auprès des Français. Dans cette optique, l'AFD a engagé des démarches de dialogue renforcé. Une étude a été confiée à l'Observatoire du Dialogue Social (ODIS) sur "Les Français et l'aide publique au développement". Dans ce cadre, nous organisons une réunion de réflexion ouverte à tous afin de mieux identifier les attentes et les pratiques des Français en terme d'aide au développement, de définir sur quels enjeux elles reposent et quelles propositions concrètes s'en dégagent.

Cette réunion se tiendra le lundi 17 novembre 2008 de 18h à 20h30 à l'ODIS, 2 rue de la Trémoille 75008 Paris.

Si vous souhaitez participer, merci de bien vouloir remplir le questionnaire préparatoire ci-dessous et nous indiquer votre adresse mail afin que nous puissions vous faire parvenir une confirmation d'inscription (nombre de places limité).

Répondre au questionnaire

Pour en savoir plus, consultez les flux RSS Euforic de l'AFD et de la coopération française

mardi, octobre 28, 2008

Web2partager : manuel Web2 pour les organisations de développement

Etes-vous à la recherche d'une introduction aux nouveaux services Web, et d'un manuel vous expliquant comment les appliquer dans votre organisation ? Le nouveau site web2partager pourrait vous procurer des solutions.

Le site sert de référence aux membres d'Euforic et aux partenaires d'ICCO, proposant des vidéos, des présentations, et une liste de ressources à propos des différents services Web2. L'avantage du site, en comparaison avec un manuel générique, consiste en la présentation d'exemples du secteur de développement.

L'image montre le profil spécifique des services Web2 proposés. Chaque section individuelle présente un service, accompagné d'une vidéo ou d'un diaporama introductifs, d'une description brève, et d'un ensemble de ressources et d'exemples sur l'application du service dans le domaine du développement et de la coopération internationale.

Le site de référence fait partie intégrante des plateformes internes de quelques uns de nos membres - actuellement il est disponible chez ICCO via le service ComPart « flowers ».

Le site de formation euforicweb est toujours actualisé et est intégré dans le site Web2partager, proposant des exercices et « espaces de formation » aux membres et partenaires d'Euforic.

Les autres membres peuvent bénéficier des ressources disponibles sur Web2partager, et des liens vers leurs intranets et autres sites peuvent être établis sur demande.

Si vous souhaitez participer au développement de ce site, merci de nous joindre via info@euforic.org.

Consultez également le flux RSS Euforic et le and dossier sur Web2.

jeudi, octobre 09, 2008

Les ONG européennes challengent l’Union européenne sur l’impact de la crise financière sur les pauvres

Communiqué de presse de Concord - 30 septembre 2008

Les ministres européens du développement se sont rencontrés informellement à Bordeaux sur fond de hausse des prix des denrées alimentaires et de crise économique mondiale grandissante dont l’impact négatif affecte gravement les pauvres du monde entier. A cette occasion, les représentants de la société civile européenne ont exhorté les ministres à s'acquitter de leurs responsabilités en augmentant les apports financiers vers les pays en développement et en prenant des mesures pour réprimer la fuite des capitaux.

CONCORD, la Confédération des ONG européennes de développement, a expressément demandé aux ministres de convenir d'une position commune ambitieuse et spécifique de l'Union européenne (UE) lors du sommet des Nations Unies sur "le financement du développement" qui débutera le 29 novembre. Les citoyens des pays en développement ont peu d'impact sur les décisions des traders mondiaux qui ont abusé et déstabilisé le système financier, mais ils ressentiront les effets de la crise financière pour les années à venir. Les organisations de la société civile présentes à Bordeaux demandent que les pays à faible revenu soient également présents à la conférence sur la proposition de Bretton Woods II afin d’assurer la représentation de leurs intérêts lors de la révision du système financier.

Henri Rouillé d'Orfeuil, Président de Coordination SUD, la plate-forme des ONG françaises de développement, souligne : "Il est essentiel qu’à ce moment de la crise, l'Europe cherche de nouvelles façons d’avancer et ne se détourne pas de ses engagements politiques et des pays en développement ".

"L'argent de la fuite des capitaux des pays en développement vers les pays riches est d’environ 300 milliards d'euros par an", affirme Alex Wilks, Directeur du Réseau européen sur la dette et le développement Eurodad. "Il s'agit d'une situation impardonnable, et les gouvernements européens doivent prendre immédiatement des mesures pour réglementer les nombreux paradis fiscaux européens".

CONCORD appelle les États membres à convenir d'une position européenne forte et unifiée dans le cadre du processus de Doha pour le financement du développement. Elle exhorte les chefs d'État à assister à la conférence de novembre afin de s’assurer que de réels progrès sont accomplis dans la réforme du système financier dans l'intérêt de tous les citoyens en Europe et des pays en développement.

Contacts :

Alex Wilks (Eurodad) +324 985 49482
Jasmine Burnley (CONCORD): +32 473 47 88 06
Jean Merckaert (CCFD) +33 6 81 84 30 64
Henri Rouillé d’Orfeuil: +33 6 135 02 116

Consulter fil RSS de Concord

CONCORD et Coordination SUD, devant le Conseil informel des ministres en charge de la coopération internationale

Concord Communiqué de Presse, 30 septembre 2008.

Intervention d’Henri Rouillé d’Orfeuil, CONCORD et Coordination SUD, devant le Conseil informel des ministres en charge de la coopération internationale

Nous sommes très honorés, Monsieur le Président, Messieurs et mesdames les ministres, d’intervenir devant votre Conseil. Nous intervenons avec Alex Wilks au nom de CONCORD, la confédération des ONG européennes, qui regroupent les PFN d’ONG et des réseaux thématiques européens, soit près de 1600 ONG et quelques millions de citoyens, membres de ces associations.

Si nous sommes ici, c’est d’abord pour transmettre des messages de nos partenaires des pays du Sud – associations de citoyens, organisations paysannes, groupes de femmes… En effet, aux difficultés que nous connaissons de longue date ou, plus récemment, dans le cadre des crises énergétique ou alimentaire, s’ajoute une inquiétude, un sentiment d’abandon, celui de constater qu’avec la crise financière, qui se déroule sous nos yeux, les pays riches font peu de cas des pays les plus pauvres qui pourtant sont d’autant plus touchés que leurs capacités de résistance et de réaction est très affaiblie. Dans ce contexte d’incertitudes, l’expression d’une solidarité internationale est essentielle… et d’abord d’une solidarité financière.

Je voudrais profiter de l’occasion qui m’est offerte pour vous adresser quatre messages.

Le premier message est politique : les chefs d’Etat doivent aller à Doha, particulièrement le président en titre de l’Union européenne, le président Sarkozy. La proposition de réunir une conférence internationale sur la refondation d’un système financier international et de mobiliser les membres du G8 montre la mobilisation de nos hauts responsables. On ne peut pas parler de la crise en continue, jongler avec des centaines de milliards de dollars et ne pas se déplacer lorsque l’on parle de financement du développement. Doha doit faire parti des lieux et des moments importants de l’effort de concertation internationale pour faire émerger un nouveau système financier.

Le deuxième message est que dans un contexte de crise, on doit tenir ses engagements. De même que l’on dit aux épargnants qu’on ne les laissera pas tomber, on doit dire aux plus pauvres qu’on ne les abandonne pas. Cela concerne principalement l’Aide publique au développement (APD).

- Il y a des chiffres, notamment le fameux 0,7% du PNB. Mais ces financements ne doivent pas être de la fausse monnaie, justifiée par des statistiques complaisantes. Il en va de la crédibilité de la parole publique !
- Il doit aussi y avoir une exigence de qualité. Les financements doivent être stables, durables et prévisibles. C’est pour cette raison que nous demandons à l’Union et aux pays membres d’établir un calendrier progressif et consolidé entre l’ensemble des pays et l’Union.

- Enfin, il faut des procédures adaptées aux exigences du développement et de la coopération. Nous travaillons avec des partenaires qui expriment des besoins, souvent immédiats. On ne peut laisser passer plusieurs années avant de leur répondre.

Le troisième message concerne les mécanismes innovants de financement du développement. Dans un contexte de crise et de nécessaire reformatage du système financier, on doit prendre des initiatives. On doit chercher des innovations susceptibles de participer à la rénovation nécessaire.

- il faut en premier lieu soutenir les expériences lancées et réussies. Nous souhaitons un soutien de l’Union et des pays européens à l’expérience de la taxe légère sur les billets d’avion, qui n’introduit aucune distorsion entre les compagnies, et qui a permis de collecter en France près de 200 millions d’euros pour l’achat de médicaments et près de 300 millions si l’on additionne les apports des différents pays engagés. Il faut aller au-delà de cette expérience et s’intéresser à d’autres assiettes et d’autres contribuables, notamment à ceux qui peuvent échapper aux fiscalités nationales. Nous pensons surtout à la taxe sur les transactions financières qui s’appliqueraient à des assiettes larges avec des taux modestes. Une telle taxe ne ferait aucun mal au système financier, elle lui serait même plutôt bénéfique et serait une avancée en matière de justice fiscale. Nous savons que ces nouveaux mécanismes ne posent pas de problèmes techniques : ils existent déjà dans différents pays européens et font partis des fiscalités de certains pays. Il s’agit donc de volonté politique et d’initiative diplomatique. Nous souhaitons que l’Europe montre l’exemple et s’efforce de tirer la communauté internationale vers de nouvelles expériences novatrices.

- De nouveaux sujets se sont affirmés depuis la conférence de Monterrey, dont l’ampleur dépasse les capacités de l’APD, même lorsque celle-ci atteindra 0,7% du PNB. Les financements correspondants doivent être additionnels d’autant qu’il s’agit de questions qui sont mondiales, c’est-à-dire bien plus que des questions Nord-Sud. La lutte contre le changement climatique, qui exige des centaines de milliards, nécessite de trouver de nouveaux mécanismes, particulièrement en donnant une valeur économique aux biens publics mondiaux, en occurrence à l’atmosphère, et en vendant des quotas sur un marché ad hoc. Nous souhaitons que 50% des recettes de la vente des quotas d’émission de CO2 servent aux politiques d’atténuation et d’adaptation des pays en voie de développement les plus démunis.

- Autre sujet majeur, la sécurité alimentaire. Nous soutenons les efforts faits pour trouver les moyens de financements nécessaires à une relance des agricultures familiales des pays du sud privés de ressources. Néanmoins nous devons penser à l’avenir de ces agricultures et nous attirons l’attention sur deux recommandations majeures. Premièrement, les producteurs ne participeront au financement des investissements et des innovations que si leurs revenus sont suffisants et prévisibles. Compte tenu des caractéristiques des marchés agricoles, cela rend nécessaire le maintien ou la mise en place d’outils de régulation de ces marchés. Deuxièmement, il y a près de 3 milliards de personnes qui sont liées directement à la production agricole. Il faut éviter à tous prix des hémorragies paysannes massives qui pourraient entrainer un exode de près de 2,7 milliards de personnes. La relance des agricultures familiales doit être conçue avec le souci de l’emploi et du maintien du travail agricole et rural.

Doha ne doit donc pas être ou pas seulement être la commémoration de Monterrey, la conférence doit participer au reformatage du système financier international.

Enfin, le quatrième message concerne particulièrement les ONG. En matière de développement, de gestion de l’environnement ou de démocratisation, il faut mettre au centre de nos raisonnements et des politiques publiques les acteurs de ces évolutions ou des dynamiques qui les fondent. Bien sûr, il y a les acteurs gouvernementaux et les acteurs publics, mais il y a aussi les acteurs sociaux et les acteurs économiques, et dans les acteurs économiques, il y a une très grande majorité d’acteurs modestes, qui s’efforcent de survivre dans des secteurs informels ou peu formels. L’aide au développement doit atteindre ces acteurs qui sont les premiers acteurs du développement et de la lutte contre la pauvreté. Pour ce faire, la coopération non gouvernementale joue un rôle essentiel. Il faut trouver un juste équilibre entre coopération gouvernementale et coopération non gouvernementale, et, aujourd’hui, vue l’évolution des économies, ce ne peut pas être un rapport de 1 à 99% ! C’est aussi une question primordiale de la qualité et de l’efficacité de l’aide et pour les ONG c’est une obligation d’évaluer l’efficacité de leurs propres actions. CONCORD vient d’ailleurs de lancer un processus de réflexion sur la qualité de l’action des ONG. Nous pourrons ainsi rejoindre le prochain High level meeting avec nos propres données et nos propres hypothèses, c’est-à-dire avec une contribution permettent d’accroitre la qualité de notre apport à l’effort commun.

Consulter fil RSS de Concord

jeudi, septembre 18, 2008

Euforic accueille trois nouveaux members

Cette semaine, le conseil d'administration d'Euforic a accordé l'affiliation de DiploFoundation, Healthlink Worldwide et Wellcome Trust (Département international).


La DiploFoundation est une organisation de formation de renom dans le domaine de la diplomatie et les relations internationales. Son objectif est de proposer des activités de renforcement des capacités à un éventail de parties prenantes dans les pays en développement, y compris la société civile. L'action de la DiploFoundation se concentre sur les cours de formation (en ligne), le renforcement des capacités, la recherche, la publication et le développement de logiciels.


Healthlink Worldwide est une agence spécialisée dans la santé et le développement - basée dans le Royaume-Uni - qui se focalise sur l'autonomisation des communautés défavorisées dans les pays en développement par le biais de la communication visant l'amélioration de la santé et le bien-être. Healthlink offre de l'expertise en matière de la communication, la gestion des connaissances et l'apprentissage, et coopère avec des organisations et institutions à tous les niveaux, variant entre des ONG locales et nationales et des organismes nationaux et internationaux de prise de décision.


La Wellcome Trust affecte la plus grande partie de ses financements internationaux à l'appui de la recherche dans le domaine de la santé dans les pays en voie de développement. Les trois pistes les plus importantes de son action sont : l'appui personnel et de recherche, se focalisant sur la santé publique, la médecine tropicale et le renforcement des capacités de recherche ; l'administration de bourses de recherche à l'intention de chercheurs éminents ; la collaboration entre les pays en développement et le Royaume-Uni, et la création de partenariats internationaux entre pays ayant des économies de marché développées.

Consultez les flux RSS Euforic newsfeeds sur la recherche, la santé, la DiploFoundation, Healthlink Worldwide, et la Wellcome Trust. Des nouvelles des membres d'Euforic

lundi, septembre 15, 2008

Séminaire sur Web 2.0 et la coopération au développement - Bonn, les 27-28 novembre 2008

Après la réussite du séminaire Web 2.0 de l'année dernière et les réactions positives des participants, l'Association européenne de recherche et de formation en matière de développement (EADI) et le Forum européen de coopération internationale (Euforic) ont pris l'initiative d'organiser une deuxième édition du séminaire « Information, connaissances et communication - Web 2.0 dans la coopération au développement ».

Comme la dernière fois, nous avons prévu de présenter aux professionnels de l'information et de la communication dans le domaine du développement un aperçu de l'état actuel du potentiel et des avantages que les outils Web 2.0 offrent pour l'exécution de leur travail.

Les notions à la mode comprennent des termes tels que « étiquetage social », « flux RSS », « wikis », « blogues », « Googling », et « vlogging ». L'application de ces outils est gratuite et ils proposent un grand nombre de solutions flexibles aux défis qui se posent dans le domaine à l'heure actuelle.

Le « Web 2.0 » offre plusieurs façons d'utiliser plusieurs avantages afin d'améliorer et de renforcer la gestion de l'information et des données au sein de votre organisation. La plupart de ces outils et instruments sont gracieusement mis à la disposition des utilisateurs. Appliqués de manière individuelle ou regroupée, les nouveaux outils ont le potentiel de révolutionner la création, l'accès, le partage et l'utilisation de l'information pour le développement.

Le programme du séminaire combine des présentations de collègues qui utilisent le Web 2.0 dans leur travail quotidien avec des sessions intensives de formation pratique.

Le séminaire adresse un public de débutants en la matière, ainsi que des expérimentés qui souhaitent acquérir des connaissances plus pointues.

La langue de travail du séminaire est l'anglais, avec quelques exercices en allemand.

Ce séminaire fait partie de l'initiative Euforic
web-du-partage ayant pour but de soutenir les membres d'Euforic dans l'application des nouveaux outils Web et du travail en réseau.

Frais de participation : 400 euros pour les membres EADI/Euforic (500 euros non-membres) comprenant 2 jours de formation, matériel, déjeuners, rafraîchissements. Les participants sont invités à arranger eux-mêmes leur voyage et hébergement.

Veuillez bien apporter votre ordinateur portable, comme beaucoup de programmes peuvent être téléchargés localement.

Pour des renseignements supplémentaires et inscriptions, merci de contacter Benjamin Heil


Consultez le flux RSS Euforic, le dossier et le wiki sur Web 2.0.

jeudi, septembre 11, 2008

Les ONG européennes applaudissent l'appui aux agriculteurs du Sud

Communiqué de presse de Concord - le 11 septembre 2008 : Les ONG européennes se félicitent du fonds de 1 milliard d'euros pour aider les fermiers mais demandent des mesures à long terme.

Hier, les hauts dirigeants de la Banque mondiale, de la FAO et des Nations Unies ont applaudi la proposition novatrice de l'Union européenne (UE) d’allouer un milliard d'euros non utilisé par la politique agricole commune (PAC) pour créer un fonds d’aide aux millions d'agriculteurs des pays en développement.

CONCORD, la confédération européenne des ONG d’urgence et de développement qui représente plus de 1600 ONG, se félicite de cette proposition et demande que des mesures décisives soient prises sur le long terme. «C'est une bonne occasion pour l'Union européenne de faire preuve de leadership et de montrer sa solidarité avec les agriculteurs du monde en développement", explique Tom Arnold CONCORD du groupe de travail sur les questions de sécurité alimentaire de CONCORD.

Dans les pays en développement, les petits agriculteurs sont à la base de la chaîne alimentaire car ils fournissent la plupart des produits alimentaires de base. Ils savent mieux que quiconque comment répondre aux besoins de leur communauté. Comme a expliqué hier, lors d’une audition au Parlement européen, Ndiogou Fall, un paysan sénégalais Président de ROPPA, le réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l'Ouest: "Ce fonds doit être transparent et assurer la participation et la responsabilisation des petits agriculteurs familiaux et de leurs organisations."

Les ONG européennes soutiennent cette position et pensent que l'aide européenne au développement doit être investie dans l'amélioration des capacités de production des agriculteurs, grâce à une pluralité de méthodes agricoles, mais doit aussi permettre l'accès des fermiers à la terre et aux marchés locaux et les aider à optimiser leurs connaissances quant à la biodiversité.

Des processus de développement soutenable sont essentiels pour assurer la sécurité alimentaire. L'Union européenne et ses partenaires doivent se pencher sur une stratégie à long terme. Olivier Consolo, Directeur de CONCORD, explique : «Grâce à ce fonds, l'Union européenne apporte une solution indispensable à court terme pour contribuer à résoudre la crise alimentaire. A plus long terme, une réponse systémique à la crise reste nécessaire. C’est pourquoi, les ONG européennes continuent à plaider pour que les politiques de l'Union européenne soient plus cohérentes et favorisent le développement durable. "

Le monde est confronté à une véritable crise alimentaire mondiale. Partout dans le monde en développement, un nombre toujours plus grand de personnes vulnérables n’ont plus les moyens de se nourrir. Depuis 2000, le prix du blé sur les marchés internationaux a triplé, et celui du maïs a plus que doublé.

Le commerce, l'agriculture, l'environnement, l'énergie et d'autres politiques ont une incidence sur le développement durable. L'Union européenne doit libérer rapidement ce fond d’un milliard d’euros, mais aussi réexaminer l'impact de ses politiques sur les pays en développement. CONCORD espère que les discussions sur la politique agricole commune sera l'occasion de réfléchir à des mesures à long terme pouvant améliorer la sécurité alimentaire européenne et internationale.

Pour en savoir plus contactez An Van Goey, chargée d'affaires politiques auprès de CONCORD

Consulter les fils RSS Euforic newsfeed sur l'agriculture ainsi que le fil RSS de Concord

Septième Briefing sera axé sur la hausse des prix alimentaires

Le 16 octobre, le CTA, Euforic et d'autres partenaires organiseront la septième rencontre dans la série des Briefings sur le Développement à Bruxelles, ayant pour thème « Flambée des prix alimentaires : une opportunité de changement ? »

Ce Briefing analysera en particulier les causes et les conséquences de la hausse des prix des denrées alimentaires selon une perspective de développement, les actions immédiates à prendre pour répondre aux besoins urgents et les des meilleures options et actions politiques à moyen et à long terme afin d’assurer la sécurité alimentaire pour les ménages les plus vulnérables, ainsi que la stabilité des marchés dans les économies ACP.

Le programme, les présentations et vidéos, l'information sur les intervenans, les entretiens vidéo, et la documentation seront disponibles en temps utile sur le site des Briefings sur le Développement à Bruxelles.

Les Briefings précédents ont abordé « Nouveaux moteurs, nouveaux acteurs dans le développement rural ACP », « Le Commerce Equitable contribue-t-il au développement durable ? », « Le défi climatique pour l’agriculture ACP », « L’aide peut-elle améliorer le commerce? Le nouvel agenda de l’aide au commerce », « L'État d’avancement de l’agriculture en Afrique » et « Les défis posés au développement rural dans les pays ACP. »

Ce Briefing se tiendra au Centre Borschette de la Commission européenne, rue Froissart 36, à Bruxelles. L'inscription est obligatoire auprès de Romano Purro ou Isolina Boto

Abonnez-vous aux alertes RSS des Briefings sur le Développement à Bruxelles et consultez également les fils RSS Euforic sur le développement rural, et l'agriculture

jeudi, juillet 17, 2008

Les ONG françaises et la présidence française de l’UE

Source : Concord Flash 52, mai 2008



La France va s’installer aux commandes de l’Europe le 1er juillet. Cette présidence française de l’Union s’inscrit dans un contexte particulier, marqué par le rejet français du Traité constitutionnel européen en 2006 et par le récent non irlandais. Les élections européennes et les problèmes liées à la ratification du Traité de Lisbonne devraient en outre se profiler juste après cette présidence. L’avenir de l’Europe sera donc au cœur des débats.

L’association nationale française, « Coordination SUD » a prévu plusieurs actions afin de souligner l’importance de la coopération au développement, tant au plan national qu’au niveau européen avec CONCORD. Son programme de la présidence est axé sur les relations entre l’Europe et les pays du Sud et, plus généralement, sur le rôle de l’Europe dans la mondialisation. L’avenir de l’Europe constituera un thème transversal, qui sera abordé sous divers angles.

Des actions de plaidoyer seront menées auprès des décideurs français et européens ; il y aura aussi des actions de communication et de sensibilisation pour veiller à ce que les grandes préoccupations de la société civile figurent à l’agenda officiel de l’UE. Dans un manifeste pour la Présidence française de l’UE, Coordination Sud présente l’analyse et les revendications des ONG eu égard à l’avenir de l’Europe et à ses relations avec les pays du Sud.

Un séminaire européen sera organisé autour de chacun des thèmes :

  • Financement du développement (1er juillet) : dans le cadre des sommets internationaux sur l’efficacité de l'aide en septembre à Accra et du financement du développement en décembre à Doha.
  • Agriculture et développement (16 septembre) : dans le cadre du réexamen du budget communautaire et de la réévaluation de la politique agricole commune.
  • Changement climatique et développement (25 septembre) : répercussions du réchauffement planétaire sur le développement dans le Sud.
  • Conférences internationales sur le rôle des plateformes nationales (27-28 octobre) et sur l’Europe vue par le reste du monde (29-30 octobre, co-organisée avec CONCORD) où 80 représentants des quatre coins du monde confronteront leurs points de vue sur divers aspects de la politique extérieure européenne et sur le rôle de l’Europe.
  • Citoyens, Europe et solidarité internationale (18-19 novembre) : rôle des citoyens dans l’élaboration du projet européen et plus particulièrement au regard du développement et de la solidarité.
  • Relations Europe-Afrique (5 décembre) : après la stratégie conjointe UE-Afrique, adoptée fin 2007, le moment est venu de poursuivre l’analyse et le travail de plaidoyer entrepris sous les présidences précédentes à ce sujet. Le but est d’arriver à des propositions pour une relation équilibrée et mutuellement enrichissante entre les deux continents.

Pour en savoir plus contactez Florence McBain

Consultez également le Flux RSS Euforic sur la Présidence française de l'UE

mardi, juillet 15, 2008

MDF devenu modérateur de la discussion sur la Gestion axée sur les résultats (GAR)

Source : MDF Newsletter, juillet 2008


Nous avons le plaisir de pouvoir vous annoncer le démarrage de la discussion en ligne concernant la Gestion axée sur les résultats (GAR). Nous avons prévu de lancer le débat avec un premier thème réservé à la Planification intégrée de développement. En étroite collaboration avec la CoP anglophone notre rôle est de stimuler la discussion en langue française de ces mêmes thèmes. Nous comptons vivement sur votre participation aux discussions sur le site web : MfDR Africa Community of Practice, MfDR francophone. Conjointement nous pourrons développer davantage un savoir-faire de la Gestion axée sur les résultats.

Pour en savoir plus, contactez Dick van Blitterswijk ou Melinda Wezenaar via mdf@mdf.nl

Consultez également les flux RSS Euforic sur la gestion de la coopération et sur MDF

jeudi, juillet 10, 2008

Les ONG européennes condamnent l’utilisation de l’aide au développement à des fins de contrôles migratoires

Source : Concord Communiqué de Presse, juillet 2008

Alors que l’Union européenne et le G8 peinent à tenir leurs promesses d’aide publique au développement, les ONG de développement européennes s’inquiètent de l’extension de la politique migratoire française au reste de l’Union européenne. La volonté de faire de l’Europe une forteresse semble primer sur les politiques de coopération au développement.

Les 7 et 8 juillet 2008, la Présidence française de l’Union européenne a présenté à ses partenaires un projet de pacte européen sur l’immigration et l’asile, lors de la réunion informelle des Ministres européens de la justice et des affaires intérieures à Cannes. Ce projet de pacte propose de faire de la migration un élément majeur de la politique de relations extérieures des Etats membres. Il invite les Etats Membres à conclure des accords portant à la fois sur les migrations et sur le développement avec les pays d’origine ou de transit migratoire.

“Ces accords mettent sur le même plan la lutte contre l’immigration illégale et le développement. Ils ont permis à la France et à quelques autres membres de l’OCDE de faire pression sur les pays en développement lors des difficiles négociations des accords de réadmission. La généralisation au niveau européen d’une telle tactique de “négociation” pourrait être très dommageable pour les pays en développement » explique Jean-Louis Vielajus, vice-président et délégué Europe de Coordination SUD, la plateforme nationale des ONG françaises.

“Lier les politiques de développement et les politiques migratoires présente clairement des risques de subordonner la lutte contre la pauvreté et les inégalités dans les pays les plus pauvres à des objectifs de lutte contre l’immigration. L'Europe ne peut pas lier l'allocation de l'aide aux pays tiers à des progrès en matière de migration légale ou illégale et de réadmission. Les États membres peuvent signer des accords sur les migrations avec les pays tiers, mais l’aide au développement ne doit pas être conditionnée par ces accords“ insiste Olivier Consolo, directeur de CONCORD, la Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement.

Les ONG de développement européennes demandent que les programmes d’aide ciblent en priorité la lutte contre la pauvreté comme promu par le consensus européen sur le développement et le Traité de Maastricht. En ces temps où de nombreux pays d’origine des flux migratoires souffrent de la crise alimentaire, l’aide européenne devrait soutenir les services sociaux, le développement de l’agriculture et la réduction de la pauvreté plutôt que la capacité de ces pays à retenir leurs immigrants potentiels. L’aide ne doit pas être réaffectée à la lutte contre l’immigration illégale dans les pays d’origine des migrations et de transit.

Contact: Melis Alguadis melis.alguadis@concordeurope.org

Résultats de la réunion informelle des ministres chargés de la justice et des affaires intérieures – site web de la Présidence française

Photos au sujet de la migration: http://www.concordeurope.org/Public/Page.php?ID=137


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vendredi, juin 27, 2008

Portail et moniteur de recherche de l'EADI

Lors du séminaire Euforic/EADI « Démonstration de services de l'information et des connaissances » Can Akdeniz (EADI) a présenté le portail et moniteur de recherche de l'EADI.

Le portail a pour but de fournir un accès amélioré à l'ensemble de la recherche et des connaissances produites par les organisations membres de l'EADI. Il vise également à faciliter le partage de l'information parmi les différents instituts. La valeur ajoutée du portail est la combinaison de plusieurs types de ressources d'information et la présentation de résultats de recherche, ainsi que de projets de recherche en cours.



Lire plus d'articles sur le séminaire

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jeudi, juin 26, 2008

EL@ND : « Déverrouiller les ressources d'information européennes pour le développement »

Lors du séminaire Euforic/EADI « Démonstration de services de l'information et des connaissances » Susanne von Itter (EADI) a présenté EL@ND, le Réseau européen de bibliothèques pour le développement.



EL@ND est un moteur de recherche qui interroge les catalogues de plusieurs organisations membres de l'EADI ainsi que d'autres moteurs de recherche spécialisés, tels que Focuss, Google Scholar and Books, Open Access Journals. La valeur du service réside dans la qualité de son contenu sélectionné par les bibliothécaires ce qui rend les résultats de recherche plus pertinents aux praticiens du développement.

Écoutez l'introduction à EL@ND de Susanne - vidéo en allemand



Lisez plus d'articles du séminaire

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La gouvernance mondiale à l'appui du développement durable

La première session plénière qui eut lieu lors de la Conférence générale de l'EADI (24-28 juin, Genève) a abordé le thème de la

« Gouvernance mondiale pour un développement durable : la nécessité de cohérence politique et de nouveaux partenariats »

Présidé par Desmond McNeill (EADI) le panel était composé par Kermal Dervis (PNUD), Juan Somavia (OIT), Bertrand Ramcharan (Institut de hautes études internationales et du développement, Genève) et Ngaire Woods (Global Economic Governance Programme, Oxford).

Kemal Dervis a soutenu que l'économie mondiale se trouve dans un état de crise, caractérisée par des taux de croissance galopants et par une mutation du pouvoir vers les économies émergentes. Il prévoit que l'augmentation des prix des matières premières sur les marchés mondiaux - notamment les denrées alimentaires et l'énergie - sera désavantageuse pour la lutte mondiale contre la pauvreté. Cependant, cette situation aurait pu être évitée par une tentative de coordination mondiale des politiques, qui devrait se montrer plus utile aux pays en développement que l'augmentation de l'aide.

Juan Somavia s'est concentré sur la dimension sociale du développement économique durable. Il a souligné qu'il est nécessaire de remplacer le discours néo-libéral par une vision axée sur le développement durable. Somavia était convaincu que le leadership politique favorisant un tel modèle économique ne verra pas le jour sans l'appui de la société civile poussant les gouvernements dans la bonne direction.

Écoutez le plaidoyer de M. Somavia





En complément aux propos de M. Somavia, Bertrand Ramcharan, ancien Haut commissaire exécutif des Droits de l'homme de l'ONU, a mis en exergue l'importance d'un système mondial de protection des droits de l'homme afin de réaliser la justice et l'équité mondiales. Cependant, la plupart des nations se montre très réservée à une telle institution car elle toucherait directement les aspects intérieurs de la gouvernance. Ensuite, il a lancé un appel aux Nations Unies à poursuivre également les crimes contre l'humanité dans les situations de paix, ce qui s'appliquerait à des pays tels que le Zimbabwe et la Birmanie.

Ngaire Woods a présenté plusieurs leçons tirées de la crise économique mondiale des années 1980 dans l'objectif de déduire des conclusions en fonction de la situation actuelle. Néanmoins, il y a une tendance à analyser les solutions au niveau national, ou bien à surcharger les institutions mondiales par essayer de trouver des solutions au plan international.

Mme Woods a conclu que l'économie mondiale est devenue plus inégale, plus incertaine et moins bien gouvernée que dans le passé récent. Les anciens pouvoirs mondiaux ne sont plus accordés le droit aux positions de commande, mais ils doivent partager le contrôle du leadership et de la prise de décisions.

rédigé par Martin Behrens

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mercredi, juin 25, 2008

Earthland : le monde est une seule nation

L'avant-programme de la Conférence générale 2008 de l'EADI fut clôturé par le « cours public Dudley Seers », donné par Tariq Banuri. Il a présenté une vision du monde comme un seul pays. Il a débuté par la prémisse expliquant que si le monde était un pays, il serait considéré un État instable. Si on souhaitait trouver les compétences destinées à formuler les politiques mondiales, on serait le mieux servi par celles puisant leurs expériences dans les pays en développement, puisque le dénommé « Earthland » serait un pays en développement.





M. Banuri a suggéré que ce monde global est encore plus vieux que l'on pourrait imaginer. Tandis que les origines du concept de la mondialisation datent des années 1990, la vision du monde comme une entité seule et unique a emergée en 1962. Il a argumenté qu'une communauté uniquement se renforce en cas d'un « décès dans la famille », et que le livre « Silent Spring » de Rachel Carsons fut le premier best-seller mondial démontrant la fragilité de planète Terre et encourageant une solution globale pour la menace posée à la planète. La visualisation de cette fragilité était soutenue par la publication en 1972 des photos de la planète bleue soulignant sa débilité extrême dans l'espace.

Si le monde était une nation unique, il serait parmi les plus inégalitaires avec des proportions de prospérité et d'espace aissi extrêmes que dans l'Afrique du Sud des années 1970 au comble de l'apartheid. Tandis que dans le Nord les revenus s'élèvent à une moyenne de 32.000 dollars par personne, ils ne dépassent à peine une vingtième de ce montant dans le Sud.

Toute une série de régimes mondiaux existent dans les domaines du commerce, des finances, de la sécurité et des approches mondiales récentes concernant le changement climatique. Leur puissance n'a cessé d'augmenter au cours des vingt dernières années.

Cependant, les inégalités n'ont pas changé car 20% de la population d'Earthland gagnent 82.7% des revenus. Bien que bon nombre de personnes soient d'avis que le mode d'opération d'Earthland est en mutation grâce aux nouvelles technologies, à la communication et à la gouvernance, la réalité des inégalités ne change toujours pas.

Le message principal de Tariq Banuri était que nous prenons notre planète à charge, que nous avons une meilleure conception des qualités requises pour sa gouvernance, et que nous avons compris que l'inégalité entre les pays augmente. Il a terminé par suggérer que nous ne sommes pas loin de l'une des plus grandes menaces portées à la planète, à savoir le changement climatique, au travers du développement et de l'appui à la croissance dans les pays du Sud, plutôt qu'au travers des taxes carboniques mondiales et des restrictions imposées à ces pays. Il est important d'investir dans la transition vers les ressources renouvelables dans le Sud et non pas de pousser des changements non abordables par le biais de la législation.

En tant qu'ouverture de la Conférence généale de l'EADI sur la gouvernance mondiale, ce cours a esquissé l'image d'un monde inéquitable et mal gouverné qui requiert des améliorations dans maintes domaines. Il a souligné également que beaucoup de solutions résident dans la compréhension du monde en développement et dans le relèvement des défis mondiaux par la lutte contre l'inégalité et par l'appui au développement.

rédigé par Chris Addison

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mercredi, juin 18, 2008

L'assemblée générale 2008 d'Euforic a eu lieu à Genève

L'assemblée générale 2008 des membres d'Euforic a eu lieu à Genève 24 juin, en parallèle avec la conférence générale de l'EADI "Gouvernance mondiale pour un développement durable".

De 14h30 jusqu'à 17h00, nous avons organisé en collaboration avec le Groupe de travail gestion de l'information de l'EADI l'atelier « Showcasing Knowledge and Information Services » présentant des examples de services dans le domaine des connaissances et de l'information.

La session a visé un public de professionnels travaillant dans le secteur de l'information et des connaissances pour le développement. Les participants avaient l'occasion de connaître plusieurs initiatives, d'apprendre les différentes approches appliquées, et d'évaluer leur utilité en fonction de leurs propres activités. Parmi les services présentés figurent R4D, Hinari, Reliefweb, News4dev, focuss.info, Eland, ComPart Flowers, LEISA, InfoResources, Euforic, EADI Portal, IDS Knowledge Services, Royal Tropical Institute (KIT).

L'atelier s'est tenu à l'Université de Genève, Bâtiment Uni-Dufour, auditoire Rouiller. Un rapport de la session est disponible sur le blogue de la conférence de l'EADI.

vendredi, juin 06, 2008

Sixième Briefing sur la nouvelle architecture de l'aide

Le 2 juillet, le CTA, Euforic et d'autres partenaires ont organisé la sixième rencontre dans la série des Briefings sur le Développement à Bruxelles, ayant pour thème « Nouveaux moteurs, nouveaux acteurs dans le développement rural ACP ».

Ce Briefing a adressé en particulier la question du développement rural et agricole dans le contexte des pays ACP, le rôle des fondations privées (Bill Gates, Alliance pour une révolution verte en Afrique, Fondation Rockefeller etc.) et celui des bailleurs de fonds émergeants (Chine, Inde, Brésil, Japon) dans les pays ACP. Les discussions ont aussi porté sur le troisième Forum de haut niveau pour renforcer l'efficacité de l'aide au développement ayant lieu à Accra du 2 au 4 septembre 2008.

Le programme, les présentations et vidéos, l'information sur les intervenans, les entretiens vidéo, et la documentation sont disponibles sur le site des Briefings sur le Développement à Bruxelles.

Les Briefings précédents ont abordé « Le Commerce Equitable contribue-t-il au développement durable ? », « Le défi climatique pour l’agriculture ACP », « L’aide peut-elle améliorer le commerce? Le nouvel agenda de l’aide au commerce », « L'État d’avancement de l’agriculture en Afrique » et « Les défis posés au développement rural dans les pays ACP. »

Consultez également les fils RSS Euforic sur le développement rural, la gestion de la coopération et l'efficacité de l'aide